Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi a eu des appels téléphoniques avec les dirigeants des États du Golfe et de la Jordanie samedi, exprimant la pleine solidarité de l’Égypte suite aux attaques de missiles iraniens sur leurs territoires en représailles aux frappes américaines et israéliennes sur l’Iran. Sisi a averti que ces attaques représentent une menace sérieuse pour la sécurité régionale et ouvrent la porte à l’escalade et au chaos. Il a insisté sur la nécessité de solutions politiques et diplomatiques comme seul moyen de surmonter les crises.
Le samedi 28 février 2026, le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi a mené une série d’appels téléphoniques avec les dirigeants de Bahreïn, d’Arabie saoudite, du Qatar, de Jordanie et des Émirats arabes unis, exprimant la pleine solidarité de l’Égypte suite aux attaques de missiles iraniens sur des villes du Golfe en représailles aux frappes américaines et israéliennes sur l’Iran. Dans son appel avec le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al Khalifa, Sisi a averti que les attaques iraniennes représentent une « menace sérieuse pour la sécurité régionale » et ouvrent la « porte à une escalade supplémentaire et au chaos ». Il a affirmé le rejet par l’Égypte de « toute violation de la souveraineté ou de la sécurité arabe », insistant sur la priorité des « solutions politiques et du recours au dialogue et à la diplomatie » comme « seul moyen » de surmonter les crises, selon le porte-parole présidentiel Mohamed El-Shennawy. Il a mis en garde que l’escalade militaire continue mènerait à « plus de violence et d’effusion de sang ». Le roi Hamad a salué la position de l’Égypte, a loué les relations étroites et a souligné la coordination arabe commune. Dans sa conversation avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, Sisi a déclaré que la sécurité de l’Arabie saoudite est une « partie intégrante de la sécurité nationale arabe », rejetant toute « atteinte à la souveraineté » qui menace la stabilité. Il a appelé à intensifier les efforts internationaux pour contenir les tensions, avertissant que l’escalade entraînerait « plus de souffrances » et minerait le développement. Le prince héritier a apprécié la position de l’Égypte et a loué les liens historiques. Avec l’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, Sisi a noté que porter atteinte à la souveraineté d’un État arabe « a un impact négatif sur la stabilité de toute la région », exhortant à intensifier les actions pour contenir les tensions. L’émir a apprécié le soutien et valorisé les relations fraternelles. Dans une conversation avec le roi de Jordanie Abdallah II, Sisi a condamné l’attaque comme une violation de la « souveraineté arabe », avertissant qu’elle menace de « déstabiliser toute la région » et de provoquer le « chaos ». Ils ont convenu de maintenir de proches consultations. Avec le président des Émirats arabes unis cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane, Sisi a averti d’une « menace sérieuse » et d’un « chaos régional » dus aux attaques, rejetant « toute interférence avec la sécurité ». Le cheikh a salué la position ferme de l’Égypte. Les médias d’État émiratis ont rapporté la mort d’une personne à Abou Dhabi et des incendies près d’un hôtel sur les îles Palm à Dubaï suite à des explosions, les défenses aériennes ayant intercepté des missiles. Les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué la responsabilité, promettant de poursuivre les opérations jusqu’à ce que « l’ennemi soit définitivement vaincu », visant « tous les territoires occupés et les bases criminelles américaines ».