Une nouvelle démonstration montre la carte Arduino Uno Q, un appareil hybride SoC/MCU de Qualcomm, capable d'exécuter Linux et même des jeux 3D malgré ses ressources limitées. La carte, au prix de 44 $, utilise des couches de traduction pour émuler des jeux x86 sur son architecture ARM. Bien que fonctionnelle, elle nécessite du matériel supplémentaire et un refroidissement pour un rendement soutenu.
La carte Arduino Uno Q est apparue suite à l'acquisition d'Arduino par Qualcomm, visant un segment de marché incertain en tant qu'ordinateur monocarte hybride et unité de microcontrôleur. Elle combine un système-sur-puce (SoC) quad-core Cortex-A53 avec un cœur de microcontrôleur Cortex-M33 (MCU) dans le format Uno familier. Tous les entrées/sorties du SoC passent par un unique port USB-C, nécessitant une station d'accueil pour une connectivité étendue, bien que la carte inclue 16 Go de stockage eMMC pour l'installation du système d'exploitation. Une image Linux basée sur Debian est préinstallée, facilitant la configuration. Dans une vidéo de Bringus Studios, les capacités de la carte ont été testées en installant Linux et en essayant d'exécuter des jeux Steam. En raison de la rareté des versions natives ARM, la configuration a utilisé FEX, un émulateur x86 vers ARM, avec la couche Proton de Steam pour les titres non Linux. Cette configuration a permis de jouer à des jeux vidéo 3D, positionnant l'Uno Q comme une alternative potentielle aux ordinateurs monocartes Raspberry Pi. Cependant, avec seulement 2 Go de RAM LPDDR4, l'utilisation de Linux desktop demande de la patience, et le SoC chauffe fortement lors de tâches intensives comme les jeux à pleine utilisation CPU et GPU, suggérant l'ajout d'un dissipateur thermique pour une utilisation prolongée. Prixée à 44 $, l'Uno Q correspond au coût d'un Raspberry Pi 5 de 1 Go mais est inférieure au modèle de 2 Go, qui offre un meilleur rapport qualité-prix sans dock, bien qu'il manque d'eMMC intégré et d'un MCU dédié. Les performances desktop globales sur la carte sont décrites comme décevantes. La mise en œuvre réussie de FEX est de bon augure pour une compatibilité ARM plus large, y compris dans le futur casque VR Steam Frame de Valve alimenté par Qualcomm Snapdragon.