L'Arunachal Pradesh a restructuré son Département du développement hydroélectrique pour accélérer la production d'énergie propre tout en protégeant les actifs écologiques. Cette mesure, annoncée sous le nom de DHPD 2.0, vise à exploiter le vaste potentiel inexploité de l'État malgré l'opposition des activistes anti-barrages. Les responsables prévoient des investissements importants et des ajouts de capacité au cours de la prochaine décennie.
Le 13 novembre 2025, l'Arunachal Pradesh a rebaptisé son Département du développement hydroélectrique en DHPD 2.0, signalant un nouvel accent sur l'expansion de l'hydroélectricité. Le vice-ministre en chef Chowna Mein, qui supervise le portefeuille de l'Énergie, a mis en lumière la restructuration lors d'une déclaration le 14 novembre. L'initiative vise à stimuler la production d'énergie tout en préservant la richesse écologique de l'État.
L'Arunachal représente près de 40 % du potentiel hydroélectrique total de l'Inde, mais seulement environ 2 % — ou 1 227,12 mégawatts — ont été exploités jusqu'à présent. Selon M. Mein, 31 % des projets sont en phases avancées d'approbation et commenceront bientôt la construction, laissant 57 % du potentiel inexploité. Le gouvernement de l'État a déclaré 2025-2035 comme la Décennie de l'hydroélectricité pour attirer les investissements et stimuler la croissance.
Les projections indiquent que près de 19 000 mégawatts de capacité seront mis en service au cours de la prochaine décennie, avec des investissements d'environ 1,9 lakh crore de roupies. M. Mein a souligné : « L'hydroélectricité n'est pas seulement une source d'énergie, mais un catalyseur pour construire un écosystème industriel pour l'Arunachal Pradesh et la région du nord-est et au-delà. » Le nouveau logo du département présente un soleil levant, des rivières coulant, des barrages et des lignes électriques, symbolisant une transition énergétique durable. Son slogan est ‘Powering Progress, Naturally’.
Cependant, les activistes anti-barrages critiquent cette poussée, arguant qu'il n'y a rien de naturel dans les projets à grande échelle qui risquent le déplacement et les dommages écologiques. L'opposition a été féroce dans des régions comme Siang et Tawang, où certains barrages proposés dépassent 10 000 mégawatts. Les tribus et organisations ont clashes avec le personnel de sécurité lors d'enquêtes de pré-faisabilité sur les sites proposés.