Elon Musk exige des banques et autres entreprises travaillant sur l'introduction en bourse de SpaceX qu'elles souscrivent à son chatbot d'intelligence artificielle Grok, selon des sources citées par le New York Times. Certaines banques ont accepté de dépenser des dizaines de millions de dollars pour ce service et l'intègrent actuellement dans leurs systèmes. Cette condition intervient alors que SpaceX a déposé cette semaine de manière confidentielle des documents relatifs à son introduction en bourse auprès de la SEC.
SpaceX a déposé en début de semaine de manière confidentielle les documents relatifs à son introduction en bourse auprès de la Securities and Exchange Commission. Ce dépôt fait suite à l'acquisition par l'entreprise de xAI, le concepteur de Grok, il y a deux mois. xAI avait préalablement acquis le réseau social X en mars 2025. L'introduction en bourse devrait permettre de lever plus de 50 milliards de dollars pour une valorisation dépassant les 1 000 milliards de dollars, les banques pouvant percevoir des commissions supérieures à 500 millions de dollars, selon le New York Times. Un rapport de Bloomberg a indiqué que SpaceX avait récemment relevé son objectif de valorisation à plus de 2 000 milliards de dollars, contre 1 250 milliards de dollars au moment de la fusion avec xAI. Elon Musk a insisté pour que les banques, cabinets d'avocats, auditeurs et autres conseillers achètent des abonnements à Grok comme condition pour travailler sur cette opération, ont précisé les sources du NYT. Il a également demandé des espaces publicitaires sur X, propriété de SpaceX, mais s'est montré moins ferme à ce sujet. Cinq banques devraient participer à l'opération : Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley. Les cabinets d'avocats Gibson Dunn et Davis Polk conseillent l'opération. Certaines banques ont déjà accepté ces conditions, s'engageant à hauteur de dizaines de millions de dollars dans les versions business et entreprise de Grok et commençant l'intégration au sein de leurs systèmes informatiques. SpaceX n'a pas encore commenté ces informations.