Un avocat principal de 68 ans à Bhopal s'est suicidé après un chantage de cybercriminels qui ont faussement lié son compte bancaire à l'attaque terroriste de Pahalgam. La police a retrouvé une note de suicide détaillant l'extorsion et ses expériences passées. L'incident met en lumière les dangers de la fraude numérique en Inde.
Shivkumar Verma, un avocat de 68 ans résidant dans le quartier Jahangirabad Barkhedi de Bhopal, s'est pendu mardi soir vers 19h30. Il a été conduit à l'hôpital mais déclaré mort à son arrivée, selon les rapports de police.
Dans une note de suicide, Verma a expliqué qu'il mettait fin à ses jours en raison d'un chantage de cybercriminels qui menaçaient de l'impliquer dans l'attaque terroriste récente de Pahalgam. Il a mentionné qu'un compte bancaire, peut-être chez HDFC, avait été ouvert à son nom et figurait dans l'acte d'accusation de l'attaque terroriste pour des activités suspectes, y compris un prétendu financement du terrorisme. Verma a également évoqué son rôle de volontaire lors de la catastrophe du gaz de Bhopal en 1984, soulignant son engagement à vie au service public.
Le commissaire de police de Bhopal, Harinarayan Chari Mishra, a confirmé que Verma n'avait déposé aucune plainte préalable concernant les menaces. « Quelqu'un l'a appelé et lui a dit que son compte bancaire avait été utilisé pour des activités suspectes, ce qui l'a apparemment effrayé et poussé à commettre le suicide », a déclaré Mishra. Il a insisté sur la nécessité pour les victimes de fraude numérique de contacter immédiatement la police, notant que les fraudeurs créent souvent un sentiment de culpabilité pour manipuler les individus.
L'affaire semble impliquer une extorsion via une arnaque de « garde à vue numérique », un fléau croissant où les criminels se font passer pour des autorités afin d'exiger de l'argent ou de la coopération. La police enquête sur les fraudeurs et exhorte le public à signaler les appels suspects. Cette tragédie illustre l'impact psychologique sévère de l'extorsion cybernétique en Inde, l'absence d'intervention policière préalable de Verma aggravant l'issue.