Les analyses de l’IRCGN ont confirmé dimanche que les ossements découverts jeudi dernier dans un champ du Tarn sont ceux de Delphine Jubillar. Cédric Jubillar, son époux, a conduit les enquêteurs sur les lieux après avoir renouvelé ses aveux.
Les ossements ont été exhumés dans un terrain agricole situé à cheval entre Villeneuve-sur-Vère et Mailhoc, à onze kilomètres du domicile conjugal de Cagnac-les-Mines. Le corps avait été enseveli dans des conditions rudimentaires, sans outils et peu profondément, dans un champ de blé.
Cédric Jubillar a renouvelé ses aveux le 15 juillet devant la présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne. Il a déclaré avoir causé la mort de son épouse lors d’un « débordement émotionnel très intense » mais nie l’avoir tuée intentionnellement. Il a fourni un plan détaillé pour localiser le corps.
L’identification met fin à cinq ans et demi d’incertitudes pour la famille, selon Me Mourad Battikh, avocat de l’oncle et de la tante de la victime. La cause du décès reste inconnue et les zones d’ombre sur la nuit du 15 au 16 décembre 2020 persistent.