Bruno Retailleau, président des Républicains, a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 le 12 février 2026, via une vidéo sur les réseaux sociaux et une lettre à ses parlementaires. Âgé de 65 ans, il dépeint une France en déclin et promet de restaurer l’ordre, la justice et la fierté nationale. Il envisage des référendums sur l’immigration, la justice et la souveraineté.
Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et ancien ministre de l’Intérieur, a mûri sa décision de candidature lors de son passage Place Beauvau, accélérée par cette expérience. Le 12 février 2026, il a informé personnellement les députés et sénateurs Les Républicains (LR) par lettre : « Je tenais à t’informer personnellement que je m’apprête à déclarer ma candidature à l’élection présidentielle ». Dans une allocution sobre, avec les drapeaux français et européen en fond, diffusée sur les réseaux sociaux, il a déclaré : « J’ai pris la décision d’être candidat à l’élection présidentielle ».
Il diagnostique une France « qui s’enfonce » face à des menaces mondiales comme Vladimir Poutine, la Chine, Donald Trump et l’islamisme. « Pour affronter les désordres du monde, notre pays devra d’abord remettre ses affaires en ordre », affirme-t-il. Ses priorités : rétablir l’ordre en imposant l’autorité de la République, sans céder « ni à la violence, ni au politiquement correct, ni aux dérives de l’État de droit ». Il promet de garantir la justice en refondant le modèle social, en priorisant le travail sur l’assistanat et en relançant une politique familiale.
Retailleau veut faire renaître la fierté française, défendre la culture et réorienter l’écologie vers le progrès. Sur l’éducation, il critique l’école comme « une machine à reproduire les inégalités ». Il s’engage à soumettre par référendum des textes sur la réduction drastique de l’immigration – « l’immigration n’est pas une chance » au-delà d’un certain seuil –, une révolution de la justice pénale et la primauté du droit national.
Cette annonce, avant les municipales des 15 et 22 mars, intervient dans un contexte de doutes internes chez LR, avec des rivaux comme Xavier Bertrand et Michel Barnier. Laurent Wauquiez, patron des députés LR, plaide pour un candidat unique à droite, au-delà de LR, via une primaire élargie de Gérald Darmanin à Sarah Knafo. Retailleau assume : « Je ne promettrai rien que je ne pourrai tenir ».