Face aux préoccupations persistantes concernant la traite d'êtres humains dans le pays, la Conférence des évêques catholiques des Philippines (CBCP) a lancé un appel urgent au gouvernement pour renforcer les lois et leur application contre la traite. Cet appel a été formulé lors de la Journée nationale de prière et de sensibilisation contre la traite d'êtres humains. L'évêque Socrate Mesiona a dirigé la publication d'une déclaration de quatre pages.
À Manille, l'évêque Socrate Mesiona, président de la Commission épiscopale CBCP pour les migrants et les personnes itinérantes (ECMI) et vicaire apostolique de Puerto Princesa, a publié une déclaration de quatre pages lors de la commémoration de la Journée nationale de prière et de sensibilisation contre la traite d'êtres humains (NDPAHT).«Avec respect et urgence, nous appelons les institutions gouvernementales à continuer de renforcer l'application des lois antitrafic, à améliorer la coordination interinstitutionnelle, à protéger les victimes, à réglementer les systèmes de recrutement et à s'attaquer aux causes profondes de la traite telles que la pauvreté, les inégalités et le manque d'emplois décents», a-t-il déclaré.Il a ajouté : «La protection de la dignité humaine doit rester au centre des politiques publiques et de la gouvernance.»La CBCP-ECMI a également exhorté ses 87 diocèses à créer des Comités diocésains contre la traite d'êtres humains (DCAHT) pour coordonner, prévenir et protéger les personnes contre les réseaux de traite.Mesiona a noté que la traite d'êtres humains reste un problème grave aux Philippines, impliquant recrutement illégal, travail forcé, exploitation sexuelle et abus en ligne, touchant particulièrement les enfants. De nombreux Philippins sont trompés par de fausses promesses d'emploi, exacerbé par la pauvreté, les déplacements, le manque d'éducation, les conflits armés, les catastrophes naturelles et l'abus des plateformes numériques. Ces vulnérabilités affectent les migrants, les femmes, les enfants et les communautés marginalisées.«Ces réalités ne sont pas des incidents isolés. Elles reflètent des conditions sociales plus profondes qui exigent une réponse urgente et soutenue», a-t-il ajouté.Il a encouragé à mentionner la NDPAHT lors des messes, à organiser des forums et des séminaires, et à utiliser les réseaux sociaux pour la sensibilisation. Mesiona considère la NDPAHT comme un «appel national partagé» entre l'Église et le gouvernement.