Le maire de Santiago, Mario Desbordes, a intensifié son rejet de la candidature présidentielle de Johannes Kaiser, avertissant que voter pour lui au premier tour pourrait favoriser Jeannette Jara. Kaiser a riposté en accusant Desbordes de positions extrêmes et d'hériter d'un désastre municipal. Ce différend met en lumière les divisions au sein de la centre-droite chilienne à l'approche des élections.
La tension entre le maire de Santiago, Mario Desbordes, et Johannes Kaiser, candidat présidentiel du Partido Nacional Libertario, s'est intensifiée le vendredi 31 octobre 2025. Desbordes a décidé de ne pas soutenir Kaiser, arguant que les sondages montrent une course serrée entre Kaiser et Jeannette Jara, posant "un risque tremendous" que Jara remporte la présidence si Kaiser passe au second tour. "Je ne veux pas que Jara soit présidente. Contrairement à certains dans la famille Kaiser, cela m'importe", a déclaré Desbordes à La Tercera, faisant allusion à des membres de la famille de Kaiser qui ont préféré Irací Hassler à lui lors de l'élection municipale de Santiago.
Kaiser a répondu dans le podcast de La Tercera "Cómo te lo explico", déclarant : "Cela ne me surprend pas, je ne suis pas un octubrista de droite." Il a critiqué les déclarations de Desbordes, l'accusant de fabriquer des plaintes auprès de la Contraloría sur des questions liées à l'ONU et aux réfugiés, et de nier le changement climatique en diabolisant l'Agenda 2030. Kaiser a rappelé que Desbordes s'était qualifié de "octubrista de droite" et a exhorté à la réflexion : "Il devrait être très responsable lorsqu'il recommande de ne pas voter pour le candidat de l'opposition face à la perspective que Mme Jara soit élue présidente."
Desbordes a contrasté son rôle lors de la crise d'octobre 2019, où il a défendu la police et l'armée, questionnant l'implication de Kaiser au-delà de vidéos. Il a également défendu son soutien à Michelle Bachelet pour le poste de secrétaire générale de l'ONU, soulignant qu'un chef d'État doit représenter tous : "Je ne pense pas comme la présidente Bachelet, mais je la respecte." Kaiser s'est présenté comme un démocrate et fiscalement responsable, critiquant Chile Vamos pour violation de principes.
Cette confrontation révèle des fractures dans la centre-droite, Desbordes soutenant pleinement Evelyn Matthei et avertissant les électeurs des implications électorales.