Des publications sur Facebook ont faussement affirmé que les mineurs impliqués dans la fusillade survenue le 22 juin à l'école de Tacloban échapperaient à toute sanction en vertu de la loi sur la justice et le bien-être des mineurs (Juvenile Justice and Welfare Act). Ces allégations ont visé le sénateur Kiko Pangilinan et ont relancé les appels en faveur de l'abaissement de l'âge minimum de la responsabilité pénale.
La fusillade du 22 juin à Tacloban City a fait trois morts et au moins 20 blessés. L'analyse de plus de 9 000 publications publiques sur Facebook a révélé qu'environ 11 % d'entre elles abordaient la loi sur la justice juvénile, nombre d'entre elles suggérant que les deux mineurs désignés dans l'incident éviteraient de rendre des comptes.
Le sénateur Kiko Pangilinan, qui a parrainé cette loi, a déclaré le jour même de l'incident que les personnes impliquées devaient faire face à la procédure judiciaire. Les autorités ont déposé des plaintes pénales contre le jeune de 15 ans et ont orienté le jeune de 14 ans vers un programme d'intervention.
Des publications provenant de comptes soutenant les Duterte, dont celui du député exclu Kiko Barzaga, ont blâmé Pangilinan pour cette loi. Des experts ont averti que les propositions visant à abaisser l'âge minimum de la responsabilité pénale à 10 ou 9 ans ne permettent pas de s'attaquer aux causes profondes du problème et pourraient accroître la récidive.
Le professeur de criminologie Raymund Narag a souligné que la loi prévoit diverses formes de responsabilité pour les enfants en conflit avec la loi, plutôt que de leur permettre de repartir en toute impunité.