Édouard Philippe réaffirme sa candidature à la présidentielle sauf échec au Havre

Invité sur LCI lundi soir, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe a réaffirmé sa détermination à aller jusqu'au bout de sa candidature à la présidentielle de 2027, tout en la conditionnant à sa réélection comme maire du Havre en mars 2026. Il a également proposé la création d'un «état d'urgence narco» pour lutter contre le narcotrafic avec des mesures exceptionnelles. Ces déclarations interviennent alors qu'il refuse toute primaire à droite et reste en tête des sondages du centre-droit.

L'ancien Premier ministre Édouard Philippe, invité sur LCI le 8 décembre 2025, a une nouvelle fois écarté l'idée de participer à une primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2027. Fondateur du parti Horizons en octobre 2021, il a déclaré sa candidature en août 2024 et refuse de se soumettre à un processus de sélection. «Je n’ai pas créé Horizons pour faire une primaire, tranche-t-il. Le pays a besoin d’une bonne compétition, d’un bon débat public.»

Malgré une érosion dans les sondages où il oscille entre 15 et 19 %, Philippe conserve une avance sur ses concurrents du centre et de la droite, se qualifiant souvent pour le second tour face au Rassemblement national, représenté par Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Il insiste sur sa détermination : «C’est pour ça que je l’ai dit tôt» et «Je ne dis pas que je vais gagner, mais je me prépare sérieusement».

Cependant, il conditionne sa poursuite à sa réélection aux municipales du Havre en mars 2026, où il est maire depuis 2010. «Si j’échoue à convaincre les Havrais alors que je suis maire depuis 2010, qu’ils me connaissent depuis longtemps, qu’ils voient comment la ville s’est transformée, je ne serais pas dans une bonne position pour convaincre les Français», a-t-il confié. Il ajoute : «On verra, mais permettez-moi de ne pas me placer dans la situation où je ne vais pas remporter l’élection à laquelle je me présente».

Par ailleurs, face au narcotrafic, Philippe propose un «état d'urgence narco» limité dans le temps et l'espace, inspiré des mesures antiterroristes. Cela inclurait des perquisitions administratives et une confiscation accélérée des biens. «Les organisations criminelles en souffrent», explique-t-il. En tant que maire du Havre, il plaide pour plus de moyens dans les ports, comme en Allemagne, et des incriminations sévères pour association mafieuse, à l'image de l'Italie.

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