Les législateurs de l'Union européenne ont conclu un accord sur la proposition Chat Control, autorisant le scan volontaire de messages privés à la recherche de matériel de pédopornographie. Bien que ce développement soit considéré comme un progrès, les experts expriment des préoccupations quant aux risques potentiels pour la vie privée et la société.
Le Parlement européen et les États membres de l'UE ont finalisé une version révisée de la proposition de loi Chat Control, axée sur des mesures volontaires pour détecter le matériel de pédopornographie (CSAM) dans les communications privées. Cet accord marque un compromis après des années de débat sur l'équilibre entre la protection des enfants et les droits à la vie privée numérique.
Les scientifiques et les défenseurs de la vie privée ont accueilli favorablement le passage à un scan volontaire, car il évite les portes dérobées obligatoires dans le chiffrement. Cependant, ils mettent en garde contre certains éléments de la loi qui restent problématiques. Comme indiqué dans l'analyse, certains aspects "apportent encore des risques élevés pour la société sans avantages clairs pour les enfants."
La proposition exige désormais des entreprises technologiques qu'elles proposent des outils de détection optionnels pour le CSAM, sans contraindre les utilisateurs ni rompre le chiffrement de bout en bout par défaut. Cela intervient au milieu de préoccupations persistantes concernant l'expansion de la surveillance dans le paysage des politiques numériques de l'UE. L'accord a été annoncé le 26 novembre 2025, reflétant une approche nuancée de la sécurité en ligne.