Les Européens consternés par la nouvelle stratégie américaine

La Maison-Blanche a publié vendredi une nouvelle doctrine de sécurité nationale offensive envers l'Europe, la décrivant en 'déclin civilisationnel'. Les Européens, menacés d'ingérence, réaffirment leur volonté de préserver l'alliance transatlantique. Ce document pourrait dominer les discussions lors de la rencontre à Londres ce lundi entre leaders européens et Volodymyr Zelensky.

La nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine, publiée vendredi par la Maison-Blanche, cible vivement l'Europe. Ce document d'une trentaine de pages dénonce les institutions européennes qui 'sapent la liberté politique et la souveraineté', ainsi que les politiques migratoires, la réglementation étouffante, la censure de la liberté d'expression et la perte des identités nationales. L'Europe y est présentée comme un territoire en perdition, confronté à un 'déclin civilisationnel' justifiant une ingérence américaine.

Cette approche s'inscrit dans la continuité du discours offensif prononcé par JD Vance à Munich en février 2025. 'Nous souhaitons soutenir nos alliés dans la préservation de la liberté et de la sécurité de l'Europe, tout en restaurant la confiance civilisationnelle de l'Europe et son identité occidentale', indique le rapport. Les réactions européennes soulignent que l'Europe reste 'stratégiquement et culturellement vitale' pour les États-Unis, mais critiquent le ciblage de l'Union européenne comme un projet bureaucratique progressiste érodant l'industrie via l'écologie et favorisant une migration inconsidérée.

Les Européens, consternés, affirment : « Nous sommes votre allié, pas votre problème ». Ils entendent préserver l'alliance transatlantique malgré les menaces. Ce sujet pourrait être central lors de la réunion du 8 décembre à Londres, où Keir Starmer, Emmanuel Macron et Friedrich Merz recevront Volodymyr Zelensky. L'analyse relie cette stratégie aux idées de Samuel Huntington dans 'Le Choc des civilisations', appelant à défendre l'unité occidentale face à la diversité mondiale et aux risques internes comme le multiculturalisme excessif.

Malgré les critiques, l'Europe doit limiter les ingérences et renforcer sa propre puissance, sans dépendre de l'orientation politique américaine, qu'il s'agisse de Trump ou de Biden.

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