Le groupe de supporters 'Barcelona con la selección' a acheté près de 1 900 billets à prix réduit dans les secteurs d'où sont partis des chants islamophobes lors du match amical Espagne-Égypte à Cornellà. Lamine Yamal, joueur musulman de l'équipe nationale, a qualifié ces insultes d'intolérables et de racistes. Les autorités policières ont ouvert des enquêtes pour identifier les responsables.
Mardi, lors du match amical Espagne-Égypte au stade du RCDE à Cornellà de Llobregat, une partie des tribunes a entamé des chants islamophobes du type 'est musulman celui qui ne saute pas', qui se sont propagés au reste du stade. Ces faits se sont produits vers la 10e minute de la première mi-temps et à d'autres moments, selon les rapports.
Le groupe d'animation 'Barcelona con la selección', qui se décrit comme apolitique, a acheté près de 1 900 billets avec une réduction de 40 % destinée aux membres de l'Espanyol dans les secteurs 108, 109 et 110 du virage sud. Ils ont tenté d'entrer avec des caméras professionnelles, des hampes de drapeaux et des mégaphones, mais ont été refoulés par la Fédération espagnole de football (RFEF). Un porte-parole du groupe a nié avoir acheté les billets directement, affirmant qu'ils avaient seulement partagé un lien fourni par la Fédération.
Lamine Yamal, joueur du FC Barcelone et de l'équipe nationale, a réagi sur Instagram : 'Je suis musulman, alhamdulillah. [...] Utiliser une religion pour se moquer sur un terrain fait de vous des ignorants et des racistes'. La RFEF, par l'intermédiaire de son président Rafael Louzán, a condamné les chants en parlant d'un 'incident isolé'.
Les Mossos d'Esquadra, via leur Commissariat général à l'information, mènent l'enquête en coordination avec le parquet spécialisé dans les crimes de haine et de discrimination afin de déterminer s'il s'agit d'un crime haineux. Les vidéos, les images et les réseaux sociaux sont en cours d'analyse. D'éventuelles sanctions administratives en vertu de la loi 18/2007 ou des mesures disciplinaires de la FIFA sont également à l'étude. Le gouvernement, le PP et Irene Montero ont condamné ces événements ; Vox ne l'a pas fait, selon des sources.