Divisions à l'extrême droite à Carpentras pour les municipales 2026

À Carpentras, le maire sortant Serge Andrieu (divers gauche) voit d'un bon œil les divisions au sein de l'extrême droite pour les élections municipales de 2026. Le Rassemblement national (RN) investit un candidat, tandis que l'ancien candidat soutenu par le parti en 2020 retente sa chance. L'ancien maire Francis Adolphe cherche également à revenir.

Serge Andrieu, maire divers gauche de Carpentras, sous-préfecture du Vaucluse, soupire face aux rumeurs persistantes : « À force de voir des journalistes venir pour dire 'Carpentras va basculer au RN' [Rassemblement national], tout le monde croit qu’on est RN… Mais la ville ne l’a jamais été ! » L'édile et ses agents municipaux démentent souvent cette idée, qu'il attribue à l'élection de Marion Maréchal comme députée RN de la 3e circonscription du Vaucluse de 2012 à 2017.

Malgré cela, le RN n'a jamais conquis la mairie. Andrieu, déterminé à poursuivre son mandat, plaisante : « Maintenant que le RN est enfin tenté de prendre Carpentras, il vaut mieux que je reste pour leur faire barrage… Bon, c’est la galéjade », précise-t-il. En 2020, le RN avait soutenu Bertrand de La Chesnais, général et ancien numéro deux de l'armée de terre, non encarté au parti. Au second tour, il a obtenu 39,18 % des voix contre 45,82 % pour Andrieu. Le candidat Les Républicains (LR), Claude Melquior, qui s'était maintenu, a récolté 15 % des suffrages. De La Chesnais se souvient d'avoir appris sa défaite avec « stupeur ».

Pour 2026, De La Chesnais retente sa chance sans l'investiture RN cette fois, tandis que le parti soutient un autre candidat. Francis Adolphe, ancien maire, brigue également un retour. Ces divisions à l'extrême droite pourraient favoriser Andrieu dans sa reconquête.

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