L'Autorité de régulation financière (Fra) a émis la décision n° 258 de 2025, révoquant les licences de microfinance de 258 ONG de la catégorie « C » en raison d'une non-conformité réglementaire persistante. Cette mesure fait suite à un suivi et à des inspections approfondis qui ont révélé de graves violations menaçant la stabilité du marché. Elle vise à renforcer le secteur financier et à protéger les droits des clients.
L'Autorité de régulation financière (Fra), présidée par Mohamed Farid, a émis la décision n° 258 de 2025, révoquant les licences de microfinance de 258 ONG classées dans la catégorie « C ». Cette action intervient après un suivi et des inspections approfondis qui ont révélé une non-conformité persistante avec les réglementations sur la microfinance énoncées dans la loi 141/2014 et son amendement par la loi 201/2020.
La Fra a déclaré que cette décision s'inscrit dans ses efforts plus larges pour renforcer la stabilité du secteur des services financiers non bancaires, protéger les droits des clients et assurer un marché plus efficace capable de soutenir les groupes vulnérables, contribuant ainsi à un développement économique et social plus large. Le registre de la Fra compte actuellement 754 ONG de microfinance licenciées : 23 organisations de catégorie « A » avec des portefeuilles supérieurs à 50 millions EGP ; 33 entités de catégorie « B » avec des portefeuilles entre 10 millions EGP et 50 millions EGP ; et 698 ONG de catégorie « C » avec des portefeuilles de 10 millions EGP ou moins.
Farid a souligné que la révocation des licences n'a eu lieu qu'après avoir accordé ample temps aux entités en infraction pour rectifier leur situation et compléter les exigences de licence. Il a noté que toutes les voies de communication et d'avertissement avaient été épuisées sans réponse, rendant nécessaire une intervention pour protéger la stabilité du marché et les intérêts des clients. Les inspections ont montré que la plupart des violations impliquaient une absence totale d'activité et un échec à fournir des services de financement aux bénéficiaires cibles, rendant les licences effectivement dormantes. D'autres infractions incluaient une non-conformité grave aux obligations de supervision, en particulier l'échec continu à soumettre des rapports périodiques et des états financiers, empêchant la Fra d'évaluer leurs positions financières.
L'examen a également indiqué que ces ONG n'étaient pas intégrées à l'infrastructure du marché de la microfinance, n'avaient pas signalé aux bureaux de crédit et avaient perdu leur adhésion à la Fédération égyptienne de financement des micro, petites et moyennes entreprises – deux prérequis clés pour un fonctionnement responsable. Farid a insisté sur le fait que l'approche du conseil n'est pas punitive mais vise à construire une industrie de microfinance robuste et durable. Il a déclaré : « Permettre à des entités inactives ou non conformes de rester sur le marché sape la crédibilité et introduit des risques systémiques. » Il a ajouté que cette décision rationalisera le secteur, renforcera les institutions conformes, améliorera la protection des clients et soutiendra une plus grande inclusion financière et d'investissement.
Farid a réaffirmé que la Fra continuera d'offrir une assistance technique et une formation spécialisée aux ONG engagées et travaillera avec les parties prenantes pertinentes pour élargir l'accès aux segments de clients mal desservis. En même temps, l'autorité « n'hésitera pas » à prendre d'autres mesures pour assurer la discipline du marché et sauvegarder les droits de toutes les parties.