Glucksmann et Cazeneuve rallient la social-démocratie pour 2027

Raphaël Glucksmann et Bernard Cazeneuve se sont affichés ensemble à Pontoise le 16 novembre pour unir la gauche social-démocrate en vue de la présidentielle de 2027. Ce rassemblement s'oppose à la primaire de la gauche unitaire, qui s'est tenue la veille à Trappes. L'événement met en lumière une aversion partagée pour La France insoumise.

Le 16 novembre 2025, à Pontoise dans le Val-d'Oise, Raphaël Glucksmann, leader de Place publique et eurodéputé bien placé dans les sondages, a rejoint Bernard Cazeneuve, ancien premier ministre, pour un rassemblement de la "gauche réformiste". Présents aussi François Hollande, ancien président, et Carole Delga, présidente de la région Occitanie, ainsi que François Rebsamen et l'économiste Philippe Aghion. Ce meeting vise à préparer la présidentielle de 2027 face à la menace de l'extrême droite, en opposition à la "gauche unitaire" – du Parti socialiste (PS) aux Ecologistes – qui défendait une candidature commune lors d'une réunion à Trappes (Yvelines) le 16 novembre.

Glucksmann, qui avait refusé les invitations des unitaires, a déclaré : « Notre conversation n’est qu’un début », car « nous n’avons plus le droit de jouer. Rien ne nous garantit que dans un, deux ou trois ans, nous vivrons encore dans un continent en paix et en démocratie ». Cazeneuve, qui a quitté le PS en 2022 après son alliance avec La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon et fondé La Convention, a salué le talent de Glucksmann : « Raphaël a du talent. Il peut incarner cette candidature pour 2027, comme des tas d’autres ».

Un point commun : l'aversion pour LFI, qui tenait un meeting près de Tours le même jour. Cazeneuve critique la primaire unitaire comme « une opération des appareils fatigués » et appelle à reconstituer une "force de gauche de gouvernement". Hollande invite implicitement Olivier Faure, patron du PS, à rejoindre : « Il faudra qu’on soit au complet la prochaine fois pour gagner en 2027 ».

Les unitaires réagissent : Clémentine Autain critique le choix de Glucksmann de ne pas rejoindre le "cœur de la gauche". Faure concède que Glucksmann peut "incarner ce qu’il veut". Carole Delga doute du soutien de Faure au sein du PS. Guillaume Lacroix, du Parti radical de gauche, affirme que la famille de Glucksmann est dans cette salle, pas avec les unitaires. Cazeneuve refuse une candidature personnelle, appelant à unir les composantes réformistes par-delà les organisations.

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