Gouvernement atteint cible de déficit 2025 avec économies

Le gouvernement de Sébastien Lecornu a présenté lundi 10 novembre un projet de loi de fin de gestion validant les comptes 2025. Ce texte confirme un déficit public à 5,4 % du PIB, inchangé par rapport à la loi initiale. Des annulations de crédits de 4,2 milliards d'euros permettent d'atteindre cet objectif après des dérapages en 2023 et 2024.

Le projet de loi de fin de gestion (PLFG), examiné en conseil des ministres le 10 novembre 2025 et déposé à l'Assemblée nationale, vise à arrêter les recettes et dépenses définitives pour l'année en cours. Il stipule que « la prévision de déficit public s’établit à -5,4 %, inchangée par rapport à la loi de finances initiale (LFI) pour 2025 ». Ce document confirme une réduction de 0,4 point de PIB par rapport à l'année précédente, marquant un retour à la discipline après les dérapages de 2023 et 2024.

Pour éviter un nouveau glissement, le gouvernement annule 4,2 milliards d'euros de crédits pilotables de l'État, s'ajoutant à 2,7 milliards déjà supprimés en cours d'année. Hors périmètre, 6,1 milliards d'euros sont également ajustés, dont 2,9 milliards liés à une charge de la dette inférieure aux prévisions. Ces mesures financent des « dépenses inéluctables » non programmées, sans recourir à une loi de finances rectificative.

Malgré l'absence de majorité à l'Assemblée, le texte devrait être adopté rapidement. « C’est un texte qui adapte le budget de façon minimale, et n’ouvre aucun sujet de polémique », estime Philippe Juvin, député Les Républicains et rapporteur général du budget. L'an dernier, un projet similaire avait été rejeté en première lecture, mais adopté in extremis avant la censure du gouvernement Barnier. L'examen en commission commence mercredi, avec une première lecture prévue lundi prochain.

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