Le ministère kenyan des Terres, des Travaux publics, du Logement et du Développement urbain a nommé des comités ad hoc pour délimiter les frontières des municipalités et zones urbaines proposées dans les comtés d'Embu, Turkana et Wajir. Ces nominations, publiées au Kenya Gazette le 11 décembre 2025, visent à favoriser une expansion urbaine ordonnée et une gouvernance améliorée. Cette étape s'inscrit dans l'agenda national d'urbanisation du gouvernement.
Dans le comté d'Embu, des comités distincts ont été formés pour les municipalités proposées de Siakago, Runyenjes et Kiritiri. Chacun est présidé par un représentant de la Commission électorale indépendante et des limites (IEBC) et comprend des responsables des secteurs des terres, de l'environnement, de l'agriculture, de la planification et du levé. Par exemple, le comité de Siakago est dirigé par Irene Kyatu de l'IEBC, avec des membres tels que Mutua Mutisya du ministère des Terres, Simon Odawa de l'Environnement, Kariuki Peter Kuria de l'Agriculture, Elizabeth Mutisya de l'Institut des urbanistes du Kenya, et Christopher Kinyua de l'Institut des arpenteurs du Kenya.
Dans le comté de Turkana, un comité a été chargé de délimiter les frontières des municipalités de Lodwar et Kakuma. De même, le comté de Wajir dispose d'un comité traitant des zones urbaines telles que Bute, Habaswein, Hadado, Eldas, Tarbaj, Khorof Harar et Griftu, dans le cadre de la formalisation de leur statut urbain.
Selon les avis publiés au Journal officiel, ces comités sont responsables de l'évaluation et de la recommandation de frontières sur la base de critères légaux, de planification et environnementaux, une phase cruciale pour l'établissement et la mise à niveau des municipalités et zones urbaines. L'initiative vise à faciliter une croissance urbaine planifiée, à améliorer la prestation de services et à renforcer l'administration urbaine dans les régions.
Pour obtenir le statut de municipalité, un centre urbain doit compter au minimum 70 000 habitants selon le dernier recensement, ainsi que des infrastructures essentielles incluant routes, marchés et casernes de pompiers, avec une marge pour la croissance future.
Ce développement se déroule alors que l'IEBC examine 40 circonscriptions électorales dans l'incertitude. L'IEBC devait achever sa révision des limites d'ici mars 2024, soit la limite constitutionnelle de 12 ans après l'exercice de 2012. Les retards dans la reconstitution de l'IEBC ont entravé les progrès. Lors de la révision précédente, 27 circonscriptions sous-peuplées ont été "protégées" par choix politique, reportant les décisions au cycle suivant. Ces révisions sont vitales pour une représentation parlementaire et assemblée comtale équitable, ainsi que pour une répartition équilibrée des ressources nationales, conformément aux mandats constitutionnels.