À l'approche de la sortie en salles du nouveau film Stromberg, les discussions mettent en lumière les similitudes entre le chancelier Friedrich Merz et le personnage de la série Bernd Stromberg. L'acteur Christoph Maria Herbst note des parallèles dans leurs origines et comportements. Le porte-parole du gouvernement Stefan Kornelius reconnaît des ressemblances visuelles mais insiste sur les différences.
La satire de bureau 'Stromberg' a été diffusée de 2004 à 2012 sur ProSieben et a eu son premier long métrage en 2014. Le 4 décembre 2025, la suite 'Stromberg - Wieder alles wie immer' sortira dans les salles allemandes, avec Christoph Maria Herbst reprenant son rôle de patron de bureau provocateur Bernd Stromberg.
Les utilisateurs des réseaux sociaux comparent Merz à Stromberg depuis longtemps, souvent via des clips et des vidéos générées par IA. Herbst confie à l'agence de presse allemande (dpa) avoir reçu de telles vidéos et avoir souvent ri. «Parfois, ma voix était doublée sur sa bouche et les lèvres bougeaient parfaitement synchronisées», dit-il. «Il faut admettre : l'IA n'est pas que de la crotte, c'était vraiment drôle.»
Herbst comprend les comparaisons : «Bien sûr, Merz n'a pas la barbe. Mais par exemple, tous deux ont un passé plutôt provincial. Stromberg pourrait venir directement du Sauerland. Cela collerait parfaitement au personnage.» Il cite un documentaire où Merz dit à la politicienne verte Steffi Lemke dans un ascenseur : «Ça rend l'ascenseur un peu plus lourd.» «On ne pourrait pas écrire une meilleure réplique pour Stromberg», remarque Herbst, mais ajoute : «Bien sûr, cela ne rend pas justice à Merz en tant que personne.»
Le porte-parole du gouvernement Stefan Kornelius, nommé par Merz, réagit calmement. «Le chancelier ne pourra probablement pas échapper à la comparaison de coiffure», dit-il à la dpa. Cependant : «Sinon, la routine de bureau et le ton à la Chancellerie diffèrent fortement de la série.»
Herbst, 59 ans, promet que le film amplifiera à la fois la comédie et la tragédie par rapport au précédent. «Stromberg était déjà démodé à l'époque. C'était déjà une figure des années 80», explique-t-il. «On peut imaginer ce qui se passe si on raconte une telle histoire en 2025.» Les fans attendent la suite avec impatience.