La Commission électorale et des frontières indépendante (IEBC) a prévenu qu'elle pourrait reporter ou annuler l'élection partielle d'Ol Kalou, prévue le 16 juillet, en raison de signalements d'achats de voix, de violences par arme à feu et de campagnes nocturnes.
Le président de l'IEBC, Erustus Ethekon, a déclaré que la commission pourrait prendre cette mesure si l'environnement n'est pas propice à un scrutin libre, juste et pacifique. Il a ajouté que certains candidats pourraient faire face à une disqualification en cas de violation du code de conduite.
Cet avertissement fait suite à des rapports reçus par la commission concernant des achats de voix, des violences par arme à feu et des campagnes menées de nuit dans la circonscription. M. Ethekon a précisé que la commission consulterait les agences de sécurité pour évaluer les conditions sur le terrain.
Par ailleurs, le porte-parole de Linda Mwananchi, Caroli Omondi, a accusé le gouvernement de déployer des ressources de l'État, notamment des fonds et des projets, pour influencer les électeurs. Il a comparé la situation à l'élection partielle de Kipipiri en 1995 et a critiqué l'IEBC pour son silence face à l'utilisation présumée de fonds publics.
L'élection partielle oppose le candidat du parti Democracy for the Citizens, Kamau Ngotho, au candidat de l'United Democratic Alliance, Samuel Nyaga. Au moment de la publication, ni le gouvernement ni l'IEBC n'avaient répondu aux accusations de Linda Mwananchi.