La candidate de La France insoumise (LFI) à la mairie de Lyon, Anaïs Belouassa-Cherifi, a tenu son premier meeting jeudi 6 novembre, en présence de Clémence Guetté. Deux jours plus tôt, les autres formations de gauche ont affiché leur union derrière le maire sortant écologiste Grégory Doucet. Cette campagne divisée met en lumière les tensions à gauche face à l'adversaire de droite Jean-Michel Aulas.
Anaïs Belouassa-Cherifi, 30 ans, députée de la 1re circonscription du Rhône, a lancé sa campagne pour les municipales à Lyon avec un meeting bondé jeudi 6 novembre. Inspirée par la victoire surprise de Zohran Mamdani, 34 ans, élu maire de New York mardi 4 novembre, elle a déclaré : « À l’image de sa belle victoire, combattre la politique nationale, c’est assumer des radicalités concrètes dans les politiques municipales ».
La candidate LFI a visé son principal adversaire sans le nommer explicitement : « Je crois que Lyon mérite mieux qu’un entrepreneur millionnaire, qui navigue entre notoriété passée et démagogie constante. Par chauvinisme lyonnais, nous pouvons le dire, il est le Guignol de la droite et de la Macronie lyonnaise agonisante. » Le public a reconnu et hué Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais, qui mène campagne depuis plusieurs semaines avec le soutien de Laurent Wauquiez (Les Républicains, LR) et de toutes les composantes de la droite et du centre, incluant LR, MoDem, Horizons, Renaissance et l’UDI.
Le jeudi même, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a visité Lyon pour apporter son soutien à Aulas, qui bénéficie d’une dynamique favorable dans les sondages et met en avant une place significative pour la société civile.
Deux jours avant le meeting de Belouassa-Cherifi, mardi 4 novembre, les autres forces de gauche ont tenu une réunion pour afficher leur union derrière Grégory Doucet, maire sortant écologiste, soulignant une stratégie en deux temps pour la gauche lyonnaise.