Les hôpitaux généraux du Japon ont affiché une marge bénéficiaire moyenne de -7,3 % pour l'exercice 2024, en amélioration de 0,2 point de pourcentage par rapport à l'année précédente. L'enquête du ministère de la Santé a révélé ce chiffre mercredi. Les coûts croissants dans les établissements médicaux compriment les revenus.
Le ministère de la Santé a présenté les résultats de son Enquête sur les conditions économiques dans les soins de santé au Conseil central d'assurance maladie sociale mercredi. L'enquête a couvert les hôpitaux généraux à l'exclusion des établissements psychiatriques et a recueilli les réponses de 1 167 hôpitaux et 2 232 cliniques à travers le pays. Ces résultats serviront à réviser les tarifs des services médicaux pour l'exercice 2026.
La marge bénéficiaire moyenne des hôpitaux généraux s'est établie à -7,3 % pour l'exercice 2024, clos en mars, marquant une amélioration de 0,2 point de pourcentage par rapport à l'année précédente. En revanche, les marges bénéficiaires des cliniques exploitées par des corporations médicales sont tombées à +4,8 %, soit une baisse de 3,5 points. Au total, les corporations médicales ont enregistré -1,0 %, les hôpitaux nationaux -5,4 % et les hôpitaux publics -18,5 %. Compte tenu des subventions de l'État et des collectivités locales, la marge bénéficiaire ordinaire des hôpitaux généraux s'est dégradée à -3,9 %, en baisse de 1,5 point.
Un responsable du ministère a déclaré : « Les revenus ont diminué en raison de la hausse des coûts dans les établissements médicaux due à l'augmentation des prix et des coûts salariaux. » Les revenus annuels moyens dans les hôpitaux généraux s'élevaient à environ 25,87 millions de yens (166 000 dollars) pour les directeurs et présidents, et 14,84 millions de yens pour les médecins. Dans les cliniques des corporations médicales, les directeurs ont perçu en moyenne 28,97 millions de yens, tandis que les médecins ont gagné environ 10,98 millions de yens.
L'Association médicale japonaise et d'autres plaident pour des hausses substantielles des tarifs médicaux de base afin de compenser les coûts croissants et les augmentations de salaires. Parallèlement, le ministère des Finances insiste sur l'équilibre entre la réduction des primes d'assurance maladie pour la population active et la fourniture de services médicaux essentiels.