Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a exposé dans une interview au JDD sa vision économique en trois points : la liberté d’entreprendre, la souveraineté stratégique de la France et la défense du travail qui paie. Il met l’accent sur un rapprochement entre salaire brut et net, une simplification administrative et des mesures de priorité nationale. Ces annonces interviennent à un an de l’élection présidentielle.
Jordan Bardella a accordé une interview au Journal du Dimanche sur l’économie, à la suite d’un déjeuner avec le Medef. Il regrette les affirmations selon lesquelles le RN n’aurait pas de programme économique et résume sa doctrine en trois piliers : «la liberté d’entreprendre, la souveraineté stratégique de la France et, par-dessus tout, la défense du travail qui paie».
Au cœur du projet figure un rapprochement entre salaire brut et net. «Aujourd’hui, l’effort repose sur une trop petite minorité de Français», affirme-t-il, critiquant la gauche pour avoir fait du «droit à la paresse» une quasi-vertu.
Pour la liberté d’entreprendre, Bardella propose une vaste simplification via des ordonnances dès l’arrivée au pouvoir. Il a envoyé une lettre aux filières professionnelles pour recenser les «impôts papier» freinant la compétitivité. «Notre ambition est simple : permettre aux entreprises de créer, d’innover, d’investir et d’embaucher», explique-t-il.
Sur la souveraineté, il promet de remettre «l’Europe de Bruxelles à sa place», en atténuant les surtranspositions de directives européennes et en sortant du marché européen de l’électricité pour un prix national avantageux. Pour les retraites, il juge le système insoutenable sans préciser l’âge légal, prônant des départs anticipés pour métiers pénibles. Les aides sociales non contributives seraient réservées aux familles françaises, et il défend le droit à la propriété pour le logement.