Faisant suite à son annonce de mars concernant 20 projets de loi prioritaires, le gouvernement de José Antonio Kast a attribué des urgences à 70 projets de loi au total — cinq de son propre cru et 65 soutenus — en privilégiant la sécurité, la justice et la migration. Neuf ont déjà été transformés en loi.
À la suite du comité politique élargi de mars, où le ministre du Segpres, José García Ruminot, avait annoncé des urgences pour 20 projets de loi portant principalement sur la sécurité et la migration, l'exécutif de Kast a élargi son offensive législative à 70 initiatives. La Moneda a appliqué des urgences, incluant la discussion immédiate (six jours), la somme (15 jours) ou l'urgence simple (30 jours), coordonnées par le ministre García Ruminot (RN) et la sous-secrétaire Constanza Castillo (RN).
Parmi ceux-ci, 35 ciblent la sécurité publique, la justice, la sécurité scolaire et la migration. Neuf sont désormais des lois : un projet de loi gouvernemental, deux issus de l'administration de Gabriel Boric concernant la Gendarmerie, et six motions parlementaires. Il est à noter que la première loi promulguée sous Kast a transféré la Gendarmerie au ministère de la Sécurité — un projet de loi avancé par le gouvernement précédent sous l'ancien ministre Jaime Gajardo (PC).
Les mesures soutenues qui progressent incluent une motion du RN criminalisant l'entrée clandestine et une proposition de l'ère Boric protégeant les infrastructures critiques. Le gouvernement souligne ses efforts contre la violence scolaire et les actifs du crime organisé.
Le sénateur Karim Bianchi (Indépendant) a critiqué une prétendue « sécheresse législative », déclarant : « Nous ne pouvons pas rester à attendre ». Les responsables ont réfuté ces propos, soulignant l'efficacité grâce à des procédures accélérées et à une collaboration transpartisane, dépassant plusieurs prédécesseurs dans l'avancement rapide de projets propres.