Marine Le Pen a déclaré qu'elle ne se présenterait pas à l'élection présidentielle de 2027 si elle devait porter un bracelet électronique suite à sa condamnation en première instance. La dirigeante du Rassemblement national (RN) attend la décision de la cour d'appel de Paris le 7 juillet dans l'affaire des assistants parlementaires européens du RN. Elle a évoqué cette position lors d'un entretien sur BFM-TV le 25 février.
Marine Le Pen, présidente des députés RN, a affirmé lors d'un entretien sur BFM-TV le 25 février qu'elle ne briguerait pas la présidence en 2027 si elle était condamnée à porter un bracelet électronique. Condamnée en première instance à deux ans de cette mesure et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire dans l'affaire des assistants des eurodéputés RN, elle connaîtra l'issue en appel le 7 juillet.
« On ne peut pas faire campagne dans ces conditions », a-t-elle expliqué, ajoutant : « Enfin…, vous pouvez faire campagne sans aller le soir rencontrer vos électeurs dans des meetings ? Ce serait une autre manière de m’empêcher évidemment d’être candidate en 2027. » Elle a souligné que sa candidature dépend désormais de trois magistrats, qui décideront si « les millions de Français qui veulent voter pour moi pourront le faire ou pas ».
En cas d'empêchement, elle céderait la place à Jordan Bardella, président du RN, sans exercer de tutelle sur lui. « Jordan Bardella n’a jamais été mis sous ma tutelle. Il ne le sera jamais. C’est un homme libre, convaincu », a-t-elle insisté. Elle a exclu de rejoindre un éventuel gouvernement Bardella, affirmant qu'il choisirait son Premier ministre.
Sur les municipales de mars, Le Pen a rejeté toute idée de retrait de candidats RN pour contrer La France insoumise (LFI), contrairement à la demande d'Aurore Bergé. « Le retrait de nos listes, c’est la violation de la confiance que les électeurs ont mise en vous », a-t-elle déclaré.
Elle a critiqué Jean-Luc Mélenchon pour sa « stratégie du pire » et une rhétorique légitimant la violence, dans le contexte de la mort d'un militant d'extrême droite à Lyon. Le RN n'entretient « aucun lien structurel » avec des groupuscules d'ultradroite, a-t-elle plaidé, rappelant avoir expulsé de tels éléments du Front national. Par ailleurs, la députée RN Lisette Pollet a licencié son assistant Vincent Claudin pour des messages racistes, homophobes et antisémites publiés en ligne ; il appartenait au groupuscule Lyon Populaire, visé par une dissolution.