Dans un entretien au Figaro, l'ancien Premier ministre Michel Barnier, aujourd'hui député LR de Paris, exprime des doutes sur la possibilité d'organiser une primaire avant l'élection présidentielle. Il propose à la place l'élaboration d'un pacte pour la France à soumettre aux Français. Barnier explique son silence récent par le désir de donner plus de sens à ses prises de parole et insiste sur la nécessité d'une droite républicaine unie.
Michel Barnier, ex-Premier ministre et actuel député Les Républicains (LR) de Paris, s'est exprimé dans un entretien accordé au Figaro le 14 novembre 2025. Interrogé sur son silence depuis la sortie de Bruno Retailleau du gouvernement, il répond : « La parole politique est de plus en plus démonétisée lorsqu’elle participe simplement à un brouhaha général. J’ai décidé de m’exprimer de façon plus rare pour donner un sens à ces prises de parole. Et surtout de poursuivre l’action car les Français que je rencontre chaque jour expriment une exigence, celle que les responsables politiques soient à la hauteur de la gravité nationale et internationale du moment. Et aussi l’exigence d’une droite républicaine rassemblée. »
Barnier aborde les tensions au sein de la droite, notamment la sanction par Les Républicains de six ministres LR et le soutien à Rachida Dati à Paris sans unité de la droite parisienne. Il note que le parti et ses militants ont fixé une ligne claire : ne plus participer au gouvernement. Certains ont choisi de rester pour assurer la continuité, particulièrement pour les agriculteurs. « Ils se sont mis d’eux-mêmes… », ajoute-t-il, soulignant la confusion potentielle.
Dans la perspective de l'élection présidentielle, Barnier propose l'élaboration d'un « pacte pour la France » à soumettre aux Français, plutôt qu'une primaire qu'il juge improbable en raison du manque de temps.