Juan Manuel Moreno et María Jesús Montero ont donné le coup d'envoi de la pré-campagne andalouse dimanche en s'affrontant sur la gestion de la santé, entre accusations de démantèlement du service public et allégations de privatisation fallacieuses. Moreno a reconnu une marge d'amélioration concernant les listes d'attente, tandis que Montero s'est engagée à réduire les délais de rendez-vous. La question domine les élections du 17 mai.
Juan Manuel Moreno, président de la Junte d'Andalousie, a défendu sa gestion de la santé dimanche à Cordoue face aux critiques de la gauche. Il a admis qu'il y avait une « marge d'amélioration » et a attribué les listes d'attente — comptant plus d'un million de patients, dont 200 000 en attente d'une opération avec une moyenne de 173 jours, soit le chiffre le plus élevé d'Espagne — à une plus grande transparence. Il a rejeté les accusations de privatisation, les qualifiant de « canular », et a souligné l'augmentation du budget, passé de moins de 9 milliards d'euros en 2019 à 16,2 milliards d'euros aujourd'hui.
Accompagné d'Alberto Núñez Feijóo, Moreno a accusé les socialistes d'avoir par le passé dissimulé les listes d'attente. De son côté, María Jesús Montero, en déplacement à Gibraleón avec Pedro Sánchez, a mis en garde contre le « démantèlement des services publics » et a promis des mesures initiales : des soins primaires sous 24 heures, des tests de diagnostic sous 30 jours et des interventions chirurgicales dans un délai de six mois.
Antonio Maíllo, de Por Andalucía, également présent à Cordoue, a qualifié le modèle du PP de « classiste » et d'« arnaque », déclarant que la santé publique « ne pourrait pas supporter un troisième mandat du PP ». Le débat survient dans un contexte marqué par des problèmes tels que des erreurs de dépistage du cancer du sein ayant touché 2 317 femmes.