Mercredi 5 novembre, Jean G., 35 ans, a percuté cinq piétons et cyclistes sur l'île d'Oléron avant d'incendier son véhicule contenant des bonbonnes de gaz. Il a crié «Allah Akbar» et affirmé suivre les ordres d'Allah lors de son arrestation. Le parquet de La Rochelle requiert une mise en examen pour tentatives d'assassinats, tandis que le Parquet national antiterroriste a refusé de se saisir de l'affaire.
L'incident s'est déroulé le 5 novembre sur l'île d'Oléron, où Jean G., un homme de 35 ans originaire de Dordogne et installé à La Cotinière, a délibérément percuté cinq personnes en environ 30 minutes à bord de sa voiture. Célibataire, sans enfants ni emploi, il était connu pour de petits délits, des excès d'alcool et de stupéfiants, et vivait seul dans un mobile home comme un marginal instable, amateur de reggae selon ses voisins.
Lors de son interpellation, il a mis le feu à son véhicule contenant plusieurs bonbonnes de gaz, tentant d'attirer les gendarmes dans les flammes tout en criant «Allah Akbar» à plusieurs reprises. Une lame de couteau de 35 cm et une bonbonne de gaz ont été retrouvées sur le siège passager, et son téléphone portable, extrait après l'incendie, s'est révélé gravement endommagé. Les victimes ont été hospitalisées : deux, une femme et un homme, grièvement blessées et transférées en urgence absolue à Poitiers et La Rochelle ; trois autres avec des incapacités totales d'intrusion (ITT) de 1 à 60 jours. Deux personnes supplémentaires ont évité la collision mais ont perçu l'intention homicide du conducteur.
En garde à vue prolongée, Jean G. a expliqué avoir «suivi les ordres d’Allah», après s'être tourné vers le catholicisme puis converti récemment à l'islam via les réseaux sociaux. Il a mentionné entendre des bruits étranges dans sa tête, vouloir mourir au volant et réclamer une internement. Des écrits religieux musulmans ont été saisis à son domicile, sans trace d'explosifs malgré l'intervention des démineurs. Les analyses toxicologiques confirment une consommation récente de cannabis, sous l'emprise lors des faits. L'expertise psychiatrique retient une altération du discernement, non abolie.
Le procureur de La Rochelle, Arnaud Laraize, a annoncé lors d'une conférence de presse le 6 novembre que le Parquet national antiterroriste (PNAT) n'a pas retenu sa compétence, n'y voyant «pas de dimension jihadiste et de lien avec des organisations terroristes». Jean G. a agi seul, avec un mode opératoire préparé, mais sans radicalisation liée à des groupes. Le parquet local retiendra la préméditation et demandera vendredi l'ouverture d'une information judiciaire pour tentatives d'assassinats. Une cellule d'urgence médico-psychologique a été déployée sur place.