Le pathologiste du gouvernement, Richard Njoroge, a publié les résultats préliminaires des autopsies pratiquées sur 25 enfants retrouvés dans une fosse commune du cimetière de Makaburini, à Kericho. Les naissances prématurées sont à l'origine de la plupart des décès, seuls quelques cas présentant des traumatismes physiques. Les enquêteurs ont procédé à des arrestations alors que l'enquête se poursuit.
Le pathologiste du gouvernement, Richard Njoroge, a annoncé vendredi 26 mars les résultats préliminaires des autopsies réalisées à la morgue de l'hôpital du comté de Kericho. Les examens ont porté sur les corps de 25 enfants exhumés d'une fosse commune du cimetière de Makaburini, à Kericho.
"Les corps se trouvaient à différents stades de décomposition. Seuls quelques-uns étaient récents, tandis que les autres étaient sévèrement décomposés", a déclaré Njoroge.
Les restes allaient de fœtus à des nourrissons nés à terme, à différents stades de développement. Sur les 25, huit étaient de sexe masculin, dix de sexe féminin et sept n'ont pu être déterminés en raison de la décomposition. Les naissances prématurées ont causé dix décès, quatre présentaient des blessures à la tête et deux causes sont restées indéterminées.
Ces résultats font suite à la découverte, deux jours plus tôt, de 32 corps, dont huit adultes, par des agents de la Direction des enquêtes criminelles (DCI). Les autopsies des adultes sont prévues pour le vendredi 27 mars.
Les enquêteurs ont arrêté un responsable de l'hôpital du comté de Nyamira ainsi que le gardien du cimetière, tous deux liés à ces inhumations clandestines. Les autorités ont appelé le public au calme tandis que les investigations se poursuivent.