Le pétrolier russe Anatoly Kolodkin, transportant plus de 700 000 barils de pétrole brut, est arrivé au port de Matanzas, à Cuba, à 100 kilomètres de La Havane, le 30 mars 2026 et est en attente de déchargement. Le président américain Donald Trump a déclaré ne pas voir d'inconvénient à cette livraison, Cuba en ayant besoin pour survivre. Le navire sous sanctions a reçu l'autorisation de la Garde côtière américaine.
L'Anatoly Kolodkin est parti du port russe de Primorsk et a atteint Matanzas au matin du lundi 30 mars, selon Interfax citant le ministère russe des Transports. Le navire attend son déchargement dans le contexte de la crise énergétique que traverse Cuba.
Le 29 mars, Trump a déclaré aux journalistes : « Je n'ai aucun problème à ce qu'un pays envoie du pétrole à Cuba en ce moment, qu'il s'agisse de la Russie ou non. (…) Ils doivent survivre. » Il a ajouté que « Cuba est fini » en raison de son régime corrompu, mais que cette cargaison ne changera rien, selon les rapports de l'AP.
Jorge Piñon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas, a exprimé sa surprise face à l'absence d'opposition américaine. Il a estimé que le déchargement, le raffinage et la distribution prendront de 20 à 25 jours, permettant d'obtenir 200 000 à 250 000 barils de diesel, soit une réserve minimale pour 10 à 12 jours.
Cuba est aux prises avec des pannes d'électricité dépassant les 12 heures, des manifestations et des services interrompus dus aux pénuries de carburant. La Russie a offert une aide humanitaire en février, marquant le premier envoi depuis février 2025, selon Reuters.