Sébastien Lecornu annonce une allocation sociale unique à Albi

Lors de la clôture des Assises des départements à Albi le 14 novembre 2025, le premier ministre Sébastien Lecornu a esquissé un « acte de décentralisation » et annoncé un projet de loi pour créer une allocation sociale unique en décembre. Cette réforme vise à regrouper plusieurs prestations sociales pour réaliser des économies de gestion. Il a également promis de doubler le fonds de sauvegarde des départements à 600 millions d'euros.

Les Assises des départements de France, qui se sont tenues à Albi du 12 au 14 novembre 2025, ont réuni les présidents de département face à des défis financiers croissants, marqués par la chute des recettes immobilières et l'explosion des dépenses sociales. En clôture, vendredi 14 novembre, Sébastien Lecornu, ancien élu local à Vernon et dans l'Eure depuis 2015, a adopté un ton empathique, rappelant son expérience de benjamin à 28 ans.

Le premier ministre a promis de « donner le coup d'envoi » d'un « acte de décentralisation » attendu avant les municipales de mars 2026. Parmi les mesures annoncées, un projet de loi sera déposé en décembre pour une « allocation sociale unique », regroupant la prime d'activité, le revenu de solidarité active (RSA) et certaines aides au logement. « Cette réforme structurelle permettra de faire des économies, non pas sur les bénéficiaires, mais des économies de gestion », a-t-il déclaré, soulignant sa capacité à « réconcilier beaucoup de sensibilités politiques différentes ».

Cette promesse, faite par Emmanuel Macron depuis 2017 et relancée par ses prédécesseurs, vise à simplifier les prestations pour réduire le non-recours, bien que les associations de défense des précaires mettent en garde contre une « harmonisation vers le bas ». Laurent Wauquiez (LR) s'est félicité de cette « avancée importante » qui créerait un « vrai écart entre assistanat et travail », préconisant un plafonnement à 70 % du SMIC.

Lecornu a aussi annoncé un amendement pour porter le fonds de sauvegarde des départements de 300 à 600 millions d'euros dans le budget 2026, et donné mandat pour rouvrir le dossier du Dilico, critiqué pour sa mise en réserve des recettes fiscales. Il a plaidé pour réformer les agences régionales de santé (ARS), en affirmant la part régalienne du sanitaire sous responsabilité des préfets, et en confiant la planification des soins de proximité aux départements, qui ont développé des maisons pluridisciplinaires de santé.

François Sauvadet, président de l'Association des départements de France (UDI), a salué les 600 millions d'euros comme « ce que nous demandions », appelant à « arrêter de charger la barque des départements » pour leur permettre de « garder la tête hors de l'eau ».

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