Le dirigeant du Congrès, Shashi Tharoor, a déclaré que le United Democratic Front est nettement en tête dans les élections législatives du Kerala, bien que sans perspective de victoire écrasante. Dans une interview accordée à The Hindu le 6 avril 2026, il a insisté sur l'obtention d'une majorité confortable pour assurer une gouvernance efficace, dans un contexte d'appels au changement après 10 ans de règne du Left Democratic Front.
Shashi Tharoor, membre du Comité de travail du Congrès, a accordé un entretien à The Hindu la veille de la fin de la campagne pour les élections législatives du Kerala. Il a souligné la forte unité au sein du parti malgré la présentation de candidats ayant fait défection d'autres formations. « Tout le monde s'est désormais rallié », a affirmé Tharoor, précisant qu'il n'y avait ni dissensions ni candidats rebelles. Sur le terrain, Tharoor a perçu un soutien en faveur de l'UDF. « Ce n'est peut-être pas une victoire écrasante, mais nous sommes clairement en tête », a-t-il fait remarquer, notant que les électeurs sont enclins au changement. Si certains dirigeants prédisent entre 85 et 100 sièges, il a insisté sur le fait qu'une majorité confortable est l'essentiel, contrairement au scrutin serré de 2011. Tharoor s'est concentré sur des enjeux clés tels que la mauvaise santé financière du Kerala, classé 15e sur 18 grands États par la NITI Aayog. Il a critiqué le LDF pour avoir transformé le « modèle du Kerala » en un « modèle de la dette », consacrant davantage de fonds au service de la dette et aux retraites qu'au développement. Les solutions préconisées incluent l'ouverture de l'État aux entreprises dans les secteurs de l'IA, de la robotique, des ports, de la technologie spatiale et la réforme de l'enseignement supérieur. Il a remis en question la crédibilité de la gauche en matière de développement, en raison de ses protestations passées et de ses allégations exagérées sur les startups, qu'il avait autrefois soutenues mais auxquelles il a renoncé depuis. Concernant le BJP, Tharoor n'a prédit aucun gain significatif, qualifiant le scrutin de duel direct entre l'UDF et le LDF, avec une part des voix du BJP peu susceptible de dépasser les 12 %. Il a allégué l'existence d'accords tacites entre le BJP et le CPI(M) visant à diviser les votes des opposants au gouvernement sortant.