La Conférence sur les politiques foncières en Afrique (CLPA) 2025 s’est conclue jeudi par un Appel à l’action unifié. Tenue à Addis-Abeba, elle symbolise un engagement panafricain pour transformer la gouvernance foncière, héritage de la dépossession, en fondations de justice, de réparations et de souveraineté. La déclaration exhorte les gouvernements africains à élaborer des cadres nationaux intégrés pour la restitution foncière, la récupération du patrimoine culturel et les réparations.
La Conférence sur les politiques foncières en Afrique (CLPA) 2025 s’est achevée à Addis-Abeba jeudi. Elle s’est appuyée sur les appels du jour d’ouverture pour traiter les injustices historiques, ainsi que sur des événements parallèles et des sessions techniques. La déclaration finale de la conférence passe de l’évaluation à la mise en œuvre, en traçant des étapes concrètes pour les gouvernements, les leaders traditionnels, les partenaires de développement, la société civile et le milieu académique.
L’Appel à l’action invite les gouvernements africains à prendre la tête en créant des cadres nationaux complets intégrant la restitution foncière, la récupération du patrimoine culturel et les réparations. Cela inclut la restauration des noms de lieux indigènes et des sites sacrés, ainsi que la mise en place de fonds nationaux dédiés à la restitution. Une directive centrale porte sur la reconnaissance officielle et la protection des systèmes de tenure foncière coutumière, qui gèrent plus de 80 % des terres africaines. L’appel insiste sur l’harmonisation des lois coutumières et statutaires pour combler les clivages de l’ère coloniale et garantir un accès équitable pour les femmes, les jeunes et les communautés marginalisées. Les gouvernements doivent également intégrer la technologie dans la gouvernance foncière pour améliorer la transparence et mieux gérer les zones périurbaines en expansion rapide.