Les États-Unis et l'Iran se sont rapprochés d'un accord préliminaire susceptible d'apaiser les tensions dans le Golfe, alors même que les différends concernant le programme nucléaire de Téhéran et le contrôle du détroit d'Ormuz restent en suspens. Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu'il avait donné pour instruction aux diplomates de ne pas précipiter un quelconque accord. Des signes de progrès sont apparus lors de pourparlers indirects, le secrétaire d'État américain Marco Rubio faisant état d'avancées au cours des dernières 48 heures.
Trump a déclaré sur Truth Social qu'une grande partie d'un protocole d'accord lié à un accord de paix avec Téhéran avait déjà été négociée. Il a souligné que les sanctions resteraient pleinement en vigueur jusqu'à la signature d'un accord final, ajoutant que le temps joue en faveur des États-Unis et qu'il n'y a pas de place pour l'erreur. Rubio, s'exprimant à New Delhi, a laissé entendre qu'une bonne nouvelle pourrait être imminente concernant la crise d'Ormuz et a insisté sur le fait que la liberté de navigation est une priorité, déclarant qu'aucun pays ne peut exploiter les corridors maritimes à sa guise. Il a réitéré l'opposition des États-Unis à l'acquisition par l'Iran d'armes nucléaires. Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé qu'aucune décision ne contournerait le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien ni le guide suprême Ali Khamenei. L'agence de presse iranienne Tasnim a rejeté les informations selon lesquelles Téhéran aurait accepté de transférer de l'uranium enrichi à l'étranger ou de suspendre ses activités d'enrichissement. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré à Trump que tout accord devait inclure le démantèlement des installations d'enrichissement iraniennes et le retrait des matières enrichies. Plusieurs pays ont salué ces signes encourageants de progrès et ont exhorté les deux parties à parvenir à un cadre plus large qui préserve le cessez-le-feu et garantit un passage sûr par Ormuz.