La Banque mondiale a fixé le 16 décembre comme date provisoire pour l’approbation d’un financement de politique de développement d’un milliard de dollars pour le Nigeria. Ce financement, divisé équitablement entre un crédit de l’IDA et un prêt de la BIRD, vise à soutenir les réformes économiques et la création d’emplois. Il s’inscrit dans les efforts continus pour stabiliser l’économie sous l’agenda du président Bola Tinubu.
Le financement de politique de développement (FPD) proposé d’un milliard de dollars par la Banque mondiale s’inscrit dans le programme Nigeria Actions for Investment and Jobs Acceleration. Selon un document de projet publié la semaine dernière, cette facilité comprend un crédit de 500 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) et un prêt de 500 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Il cible la pratique de la banque en matière de macroéconomie, de commerce et d’investissement pour la région d’Afrique de l’Ouest et centrale.
Ce financement vise à soutenir les réformes économiques en cours au Nigeria, à stimuler les investissements privés et à créer des emplois dans la plus grande économie d’Afrique. Il cherche à consolider la stabilité post-réforme et à promouvoir une croissance inclusive dans les secteurs clés. La mise en œuvre sera coordonnée par le ministère fédéral des Finances, la Banque mondiale approuvant le processus de préparation.
Depuis 2023, le Nigeria a mis en œuvre des réformes radicales, incluant la suppression des subventions sur l’essence, l’unification des taux de change et l’arrêt du financement du déficit par la banque centrale. Le gouvernement fédéral affirme que ces mesures, dans le cadre de l’Agenda Renewed Hope du président Bola Tinubu, ont stabilisé l’économie, réduit les déficits budgétaires et restauré la confiance des investisseurs.
Malgré ces avancées, le Nigeria fait face à une croissance économique molle, avec plus de 130 millions de personnes vivant dans la pauvreté. La Banque mondiale note que l’économie « n’a pas encore basculé de manière décisive vers un sentier de croissance plus élevé et inclusif ». Elle souligne la nécessité de nouveaux investissements pour stimuler la productivité, diversifier les exportations et créer des emplois.
Le FPD se concentre sur deux piliers : débloquer la croissance du secteur privé et réduire le coût de l’activité économique, tout en élargissant les opportunités dans l’agriculture, le commerce et les services numériques. Le premier pilier étendra l’accès au financement et promouvrera l’inclusion numérique, soutenant l’Investment and Securities Act 2025, de nouvelles facilités de renforcement du crédit et le Rulebook de la Banque centrale du Nigeria pour les institutions de microfinance et non bancaires. Il avance également le National Digital Economy and e-Governance Bill 2025 pour les transactions électroniques, l’authentification et les registres numériques. Le second pilier aborde les réductions de coûts pour les entreprises et les ménages, en luttant contre l’inflation et en améliorant la compétitivité des exportations.