Yeritza Bautista, survivante de deux tentatives de féminicide, a dénoncé la libération de son ancien compagnon après qu'un tribunal a requalifié l'accusation de tentative de féminicide en violence domestique.
Bautista a survécu à ces agressions en 2020 à Morelos et à Mexico. Carlos Enrique Arellano lui a fracturé la mâchoire, provoqué la perte de cinq dents et tenté de l'étrangler. L'affaire n'est parvenue au stade du procès que dans la capitale et, après six années de procédure, trois procès et deux condamnations, l'agresseur a été remis en liberté.
La survivante a désigné les magistrats Blanca García Sánchez, Erika Epifanía Reséndiz Ramírez et Rafael Inti Castillo Serrato comme étant responsables de cette requalification. Elle a affirmé qu'ils n'avaient pas l'autorité nécessaire pour modifier la qualification des faits et a dénoncé une chaîne de corruption et de négligence. « C'était une chaîne de corruptions évidentes et manifestes, une négligence à bien des égards », a-t-elle déclaré.
Bautista a noté que les mesures de protection ont été levées et que les menaces se sont intensifiées. « Il est probablement en fuite ou il deviendra peut-être un jour un féminicide, et je ne serai plus une survivante, mais une victime de féminicide », a-t-elle confié à EFE. Elle a ajouté que l'agresseur avait été libéré la veille de l'inauguration de la Coupe du monde de football.