Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré son homologue français Emmanuel Macron à Paris le 1er décembre 2025, pour aborder les négociations de paix en cours et les garanties de sécurité. Au cours d'une conférence de presse commune, ils ont insisté sur l'importance d'inclure l'Ukraine et les Européens dans tout plan final. Zelensky a averti que la Russie ne doit pas percevoir son invasion comme une récompense.
Volodymyr Zelensky est arrivé à l'Élysée le 1er décembre 2025, pour sa dixième visite en France depuis l'invasion russe de 2022. Accueilli par Emmanuel Macron, il a tenu des discussions sur la situation militaire, les pourparlers diplomatiques et les garanties de sécurité, en présence de partenaires européens et américains.
Lors de la conférence de presse, Macron a déclaré : « Les garanties de sécurité ne peuvent être discutées sans l’Ukraine » et « sans ses alliés européens, puisqu’il s’agit aussi de la sécurité de l’Europe ». Il a ajouté que le travail sur ces garanties est finalisé, mais qu'un plan de paix complet n'existe pas encore, notamment sur les territoires, qui ne peut l'être que par Zelensky. Zelensky a affirmé : « Nous voulons terminer cette guerre de manière digne, dans les intérêts à long terme du monde démocratique » et plaidé pour une fin rapide du conflit.
Zelensky a alerté sur les avancées russes, notamment à Pokrovsk, revendiquée par Moscou comme capturée, et sur les pertes russes : « La Russie a perdu beaucoup en octobre, on compte 25 000 morts ». Il a insisté sur la nécessité de sanctions renforcées, avec Macron annonçant un nouveau paquet contre le pétrole et la flotte fantôme russe. Sur la corruption en Ukraine, Macron a refusé de « donner des leçons », notant que la lutte fonctionne à Kiev contrairement à Moscou.
Parallèlement, des négociations en Floride entre le négociateur ukrainien Roustem Oumerov et l'émissaire américain Steve Witkoff ont enregistré des « progrès significatifs », bien que des ajustements soient nécessaires. La Maison Blanche s'est dite « très optimiste ». Witkoff doit rencontrer Vladimir Poutine le 2 décembre à Moscou. Zelensky s'est ensuite rendu chez Dassault Aviation à Cergy-Pontoise et prévoit une visite en Irlande le lendemain.
Les Européens, via Jean-Noël Barrot, ont répété que les pourparlers ne se font pas sans eux, ayant amendé le plan américain en 28 points pour inclure des garanties de sécurité.