Les Nations unies ont réaffirmé le rôle essentiel de la Cour pénale internationale dans la poursuite des responsables de crimes graves, alors même que les États-Unis cherchent à restreindre le tribunal.
Le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que la CPI demeure un élément crucial du système judiciaire international malgré son indépendance vis-à-vis de l'ONU. Il a souligné que la Cour bénéficie du soutien de nombreux États membres et contribue à faire rendre des comptes pour des infractions graves. Cette position fait suite à l'annonce par le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, d'un plan gouvernemental visant à limiter les opérations de la CPI. Les États-Unis ont accusé la Cour de cibler les intérêts américains par le biais de mécanismes juridiques. Les Philippines, qui se sont retirées de la CPI en 2018, continuent d'appliquer des mandats d'arrêt en vertu de leur droit national. L'ancien président Rodrigo Duterte a été arrêté en mars 2025 et est en attente de son procès à La Haye. Un mandat d'arrêt contre le sénateur Ronald dela Rosa a été émis en mai de cette année.