À Neiva, la coopérative Coopisurco, fondée en octobre 2023, promeut l'inclusion pour les groupes vulnérables via un projet d'aquaponie. Dirigée par Manuela Vidal, une femme déplacée par la violence, l'initiative combine culture de plantes et pisciculture pour un moyen de subsistance durable. Avec 40 membres, elles visent l'autosuffisance en 3 à 5 ans tout en éduquant la jeunesse locale.
Manuela Vidal, représentante légale de Coopisurco, a fui Planadas, Tolima, à l'âge de 3 ans en raison de la violence, s'installant dans le quartier Palmas 2 de Neiva. Son histoire reflète celle de nombreuses familles colombiennes marquées par le déplacement. En octobre 2023, avec des voisins et des amis, elle a formalisé la coopérative multi-active après des années de travail informel, ciblant les mères soignantes, les personnes handicapées, les mères célibataires, les déplacés, les réintégrés et les jeunes, y compris des membres âgés de 9 et 14 ans.
Le projet phare est l'aquaponie, un système intégrant l'aquaculture et l'hydroponie pour cultiver sans endommager le sol. «Ce que nous espérons avec l'aquaponie, c'est de créer un renouvellement générationnel pour que nos enfants et jeunes soient respectueux de l'environnement», a expliqué Vidal. Après des essais et des erreurs, elles ont reçu une formation de Jaime Chagüendo à Popayán, comprenant le cycle : les poissons produisent des nitrites et nitrates qui nourrissent les cultures comme la laitue, les tomates cerises et les fraises.
Actuellement, elles produisent 2 500 laitues tous les 15 jours dans un espace emprunté au Pasaje La Calle Real, vendant à des amis, des Fruvers et un contact à Bogotá nommé Leo. «Nous ne sommes pas encore autosuffisants ; nous sommes très nouveaux», a admis Vidal, projetant un équilibre en 3 à 5 ans. La coopérative, avec des membres à Neiva, Cali, Restrepo, Soacha et Bogotá, est gérée à 100 % de manière autonome sans aide gouvernementale, entravée par les profils de ses membres.
Au-delà des ventes, elles participent à des foires comme Huila Fest pour le réseautage et enseignent l'aquaponie et l'hydroponie à l'école Enrique Olaya Herrera. «C'est une école», a dit Vidal. Leur objectif est un logement digne et des emplois stables, invitant à rejoindre via Facebook, Instagram (@Coopisurco) ou www.coopisurco.com.co. «Nous devons aimer, prendre soin et chérir notre nature car c'est l'avenir pour nous, nos enfants», a-t-elle conclu.