Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a affirmé que l’Égypte est totalement sécurisée et à l’abri des menaces, soulignant que sa force réside dans l’unité de ses institutions et la conscience de son peuple. S’exprimant lors d’une cérémonie marquant le 74e anniversaire de la Journée de la police, il a mis en garde contre les idéologies extrémistes et les ingérences régionales. Il a également fermement rejeté le déplacement des Palestiniens de Gaza, le considérant comme une ligne rouge menaçant la sécurité nationale.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s’est exprimé samedi lors d’une cérémonie officielle à l’Académie de police du Caire, à l’occasion du 74e anniversaire de la Journée de la police, affirmant que « personne ne peut menacer l’Égypte ». Il a insisté sur la nécessité d’une vigilance constante et d’une reddition de comptes pour préserver la stabilité nationale, exhortant les organismes gouvernementaux à s’engager dans une « autocritique honnête » afin d’améliorer les performances dans l’éducation, la santé, les forces armées et la police. Al-Sissi a félicité le personnel policier pour la protection du « front intérieur » de l’Égypte et le maintien de la sécurité, renouvelant son engagement à soutenir les familles des martyrs et des blessés via un fonds dédié créé il y a huit à neuf ans. Ce fonds couvre les victimes des guerres depuis 1948 et de la lutte contre le terrorisme. Il a mis en garde contre les idéologies extrémistes et les rumeurs déstabilisatrices, notant que l’unité nationale est la première ligne de défense. Il a appelé à des efforts coordonnés des écoles, universités, institutions religieuses et médias pour sensibiliser la jeunesse et contrer les manipulations via les technologies modernes, telles que l’intelligence artificielle utilisée pour créer des « contextes falsifiés ». Sur les questions régionales, al-Sissi a réaffirmé le rejet catégorique par l’Égypte des tentatives de morceler les États ou de créer des milices parallèles aux armées nationales, qualifiant de telles actions de « ligne rouge » menaçant directement la sécurité nationale de l’Égypte. Concernant Gaza, il a mis en avant l’accord de cessez-le-feu de Charm el-Cheikh comme résultat des efforts coordonnés de l’Égypte pour stopper les combats et promouvoir la paix, appelant à sa mise en œuvre complète, à une aide humanitaire sans entraves et à une reconstruction immédiate. Il a fermement rejeté toute tentative de déplacer environ 2,5 millions de Palestiniens, avertissant que cela liquiderait la cause palestinienne et déclencherait une migration massive vers l’Europe avec de graves conséquences sécuritaires, économiques et sociales. Al-Sissi a présenté l’Égypte comme « une forteresse contre le tumulte et une oasis de sécurité et de stabilité » au milieu des conflits mondiaux sur les terres, les ressources et les influences.