Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi a accueilli favorablement une lettre du président américain Donald Trump proposant de relancer la médiation américaine dans le différend de longue date concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne. Al-Sisi a réaffirmé l’engagement du Caire en faveur de la coopération tout en soulignant que le Nil est l’artère vitale du peuple égyptien. Le Soudan a également exprimé son soutien à l’initiative américaine.
Dans une déclaration, le président Al-Sisi a exprimé sa gratitude pour les efforts du président Trump visant à promouvoir la paix et la stabilité aux niveaux régional et international, ainsi que pour sa reconnaissance du rôle pivotal de l’Égypte dans le soutien à la sécurité régionale. Il a réitéré l’engagement de l’Égypte envers une coopération sérieuse et constructive avec les pays du bassin du Nil, conformément au droit international et au principe de ne pas causer de préjudice significatif, afin de sauvegarder les intérêts communs. Al-Sisi a répondu à la lettre de Trump, datée du 16 janvier et adressée à lui, en exprimant sa gratitude et son appréciation, en réaffirmant la position et les préoccupations de l’Égypte concernant la sécurité de l’eau, en exprimant son soutien aux efforts de médiation américains et en exprimant son aspiration à maintenir une coordination étroite avec Washington dans la phase à venir. Le Soudan a également exprimé son soutien à l’initiative. Abdel Fattah Al-Burhan, chef du Conseil souverain de transition du Soudan, a déclaré que Khartoum accueille favorablement et soutient la médiation de Trump sur les eaux du Nil, la décrivant comme un effort pour parvenir à des solutions durables et mutuellement satisfaisantes qui préservent les droits de toutes les parties et contribuent à la sécurité et à la stabilité à long terme dans la région. Dans sa lettre, Trump a indiqué la préparation de Washington à reprendre la médiation entre l’Égypte et l’Éthiopie pour « résoudre de manière responsable » le différend sur le partage des eaux du Nil. Il a averti que les tensions entourant le barrage ne devraient pas dégénérer en conflit militaire, exprimant l’espoir que le désaccord serait réglé par la négociation. Trump a noté l’importance profonde du fleuve Nil pour l’Égypte et son peuple, soulignant qu’aucun État ne devrait contrôler unilatéralement les ressources du fleuve au détriment de ses voisins. Il a ajouté qu’avec des négociations équitables et transparentes, une expertise technique et un rôle américain fort en matière de suivi et de coordination, un accord durable entre les pays du bassin du Nil était réalisable. Selon la lettre, tout accord devrait garantir des lâchers d’eau prévisibles pendant les sécheresses et les périodes prolongées de sécheresse pour l’Égypte et le Soudan, tout en permettant à l’Éthiopie de produire une quantité substantielle d’électricité à partir du barrage. L’Égypte, qui abrite environ 108 millions de personnes, dépend du Nil pour environ 90 % de ses besoins en eau douce. Le président Al-Sisi a mis en garde en août 2025 que « quiconque pense que l’Égypte fermera les yeux sur les menaces à sa sécurité hydrique se trompe ». Le Soudan a également appelé à un cadre juridique contraignant régissant l’exploitation du barrage, bien qu’il puisse bénéficier de la régulation des crues et d’un accès à une électricité moins chère. L’Éthiopie maintient que le GERD est un droit souverain et une opportunité de développement régional, et a continué à remplir le réservoir du barrage depuis 2020.