Alain Jamet, cofondateur du Front national, est mort à 91 ans

Alain Jamet, fidèle compagnon de Jean-Marie Le Pen et cofondateur du Front national, est décédé le 28 novembre à l’âge de 91 ans dans l’Hérault. Ancien parachutiste et militant de l’Algérie française, il a consacré sa vie à l’extrême droite. Malgré sa loyauté, sa carrière politique n’a pas dépassé le niveau de conseiller régional.

Alain Jamet, né fils de l’homme de lettres Claude Jamet, a grandi dans un contexte familial marqué par la collaboration. Son père, initialement socialiste et pacifiste, s’était rallié aux nazis à partir de 1942. À 10 ans, Alain Jamet découvrit le parloir de la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, au milieu de familles de collaborateurs. Son père fut libéré après trois mois mais condamné à une mort sociale, travaillant ensuite dans les sous-sols du Figaro, où ses enfants le rejoignaient. À la maison, rue Vavin dans le 6e arrondissement de Paris, l’ambiance était lourde : soutien au maréchal Pétain, réfrigérateur vide, père volage et belle-mère acariâtre et jalouse.

Jamet rejoignit les rangs de l’extrême droite dès les années Poujade, devenant un compagnon de route de Jean-Marie Le Pen. Ancien parachutiste, il milita pour l’Algérie française et participa à la fondation du Front national (FN), ancêtre du Rassemblement national. Installé dans l’Hérault, qu’il avait choisi comme terre d’élection, il resta fidèle au parti jusqu’à la fin, espérant un retour au pouvoir de l’extrême droite. Cependant, sa dévotion ne fut pas récompensée par une ascension plus élevée ; il n’occupa jamais de poste supérieur à celui de conseiller régional.

Sa vie illustre l’engagement indéfectible pour ce que l’on appelait le « diable de la République », dans un espoir constant de voir l’extrême droite gouverner la France.

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