Des hommes armés non identifiés ont mené dimanche soir deux attaques de harcèlement distinctes contre des positions de l'armée philippine dans les provinces de Maguindanao, portant à quatre le nombre total d'incidents depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction de port d'armes liée aux élections, le 16 juillet.
À Shariff Saydona Mustapha, dans la province de Maguindanao du Sud, des individus non identifiés ont placé un engin explosif improvisé près d'un véhicule blindé du 1er bataillon d'infanterie mécanisée. Le lieutenant-colonel Ronald Suscano n'a fait état d'aucun blessé.
Presque simultanément, une quinzaine d'hommes armés ont harcelé un détachement de l'armée à Talitay, dans la province de Maguindanao du Nord. Les soldats de la 12e compagnie mécanisée ont riposté au cours d'un échange de tirs ayant duré 20 minutes. Les assaillants se sont repliés sans faire de victimes parmi les soldats.
Le général de division Jose Vladimir Cagara, de la 6e division d'infanterie, a lié ces attaques à des mesures de représailles de la part d'éléments hors-la-loi, suite aux opérations réussies contre des terroristes locaux, notamment la mort du commandant Bungos des Combattants pour la liberté islamique bangsamoro. Tout le personnel de l'armée a été placé en état d'alerte renforcée en amont des élections parlementaires bangsamoro du 14 septembre.