L'outil open source auto-cpufreq a atteint la version 3.0, offrant aux utilisateurs d'ordinateurs portables Linux un contrôle amélioré sur le turbo boost du CPU et la surveillance de la batterie. Cette mise à jour introduit des paramètres turbo manuels, une meilleure gestion des batteries multiples et un support des seuils de charge sur les appareils Asus. Plusieurs corrections de bugs assurent un suivi des performances plus précis et des installations plus fluides sur des distributions comme NixOS et Pop!_OS.
Auto-cpufreq est un utilitaire Linux qui ajuste automatiquement la vitesse du CPU et la consommation d'énergie pour prolonger la durée de vie de la batterie sur les ordinateurs portables. Il modifie les gouverneurs, les fréquences et d'autres paramètres en fonction de l'état de la batterie, de la charge du CPU et de la température. La version 3.0, annoncée le 12 janvier 2026, s'appuie sur cette base avec plusieurs améliorations clés. Une addition majeure est le contrôle manuel du turbo boost du CPU, permettant aux utilisateurs de passer outre les décisions automatiques et de le définir sur Auto, Jamais ou Toujours. Cette fonctionnalité est accessible via l'interface en ligne de commande et l'interface graphique, bien que l'option GUI n'apparaisse que pour les CPU compatibles avec le turbo boost. Pour les systèmes avec plusieurs batteries ou des problèmes de détection, les utilisateurs peuvent désormais spécifier un périphérique de batterie particulier dans le fichier de configuration, améliorant la fiabilité. Les propriétaires d'ordinateurs portables Asus bénéficient d'un support pour les seuils de charge de batterie, permettant des réglages comme un maximum de 80 % de charge pour prolonger la santé de la batterie. La mise à jour corrige également des bugs dans le scaling de fréquence CPU : elle lit maintenant correctement cpuinfo et les valeurs de scaling pour les fréquences min et max, en utilisant scaling_max_freq pour un contrôle précis. Le mode --monitor, qui affiche le scaling de fréquence CPU, a été corrigé pour afficher des informations précises. Les améliorations d'installation ciblent des distributions spécifiques. Les utilisateurs de NixOS ne rencontrent plus l'erreur « awk: command not found », et un nouvel exemple de configuration aide à la mise en place avec Nix flakes. Les installations sur Pop!_OS évitent les échecs PyGObject. L'interface graphique corrige un bug spécifique à Wayland avec des icônes de fenêtre incorrectes et améliore la gestion des erreurs pkexec. En coulisses, les dépendances ont été mises à jour, y compris urllib3 de 2.6.0 à 2.6.3 pour corriger des vulnérabilités de sécurité, et une migration vers urwid v3 via Poetry. Auto-cpufreq peut être installé via Snap sur Ubuntu avec « sudo snap install auto-cpufreq » ou en compilant depuis le dépôt GitHub. Il entre en conflit avec power-profiles-daemon de GNOME, qui doit être désactivé, et se concentre uniquement sur la gestion CPU, contrairement à des outils plus larges comme TLP. L'outil fonctionne en trois modes : --monitor pour l'observation, --live pour des ajustements temporaires, et un démon pour une utilisation persistante via systemd. Les retours d'utilisateurs indiquent 20 à 30 % de durée de batterie supplémentaire, avec des passages automatiques aux gouverneurs de performance sous forte charge pour maintenir les capacités pour des tâches comme le gaming.