L’ancien président Jair Bolsonaro a été libéré de l’hôpital DF Star à Brasília vers 18h30 jeudi (1er janvier 2026) après quatre procédures —dont trois chirurgies— depuis son admission le 24 décembre pour une hernie inguinale bilatérale et des hoquets persistants. Il est retourné directement à la prison de la Superintendence de la Police fédérale pour purger sa peine de 27 ans et 3 mois pour tentative de coup d’État, après que le juge Alexandre de Moraes a rejeté l’assignation à résidence humanitaire.
Accompagné de l’ancienne première dame Michelle Bolsonaro —qui est partie peu avant dans une voiture privée—, Bolsonaro a subi : une chirurgie pour hernie inguinale bilatérale le 25 décembre ; un blocage du nerf phrénique droit le 27 décembre ; et un autre blocage avec renforcement le 29 décembre pour traiter les hoquets. Il a également reçu un traitement pour des fluctuations de la tension artérielle et une apnée du sommeil récemment diagnostiquée.
Cela fait suite à son incarcération depuis le 22 novembre 2025, après avoir violé les conditions d’assignation à résidence via une infraction au bracelet électronique. Sa défense a demandé une assignation à résidence le 31 décembre, invoquant des risques pour la santé, mais Moraes l’a refusée, affirmant l’absence de base légale ou d’atténuation du risque de fuite, et notant une amélioration clinique post-chirurgies. Moraes a souligné : «contrairement à ce qu’alléguait la défense, il n’y a pas eu d’aggravation... mais plutôt une amélioration clinique... après les chirurgies électives». Des traitements comme la gestion du reflux, le CPAP pour l’apnée, la physiothérapie et des médicaments sont disponibles à l’établissement de la PF, qui dispose d’une cellule privée de 12 m² avec commodités.
Cet épisode met en lumière les défis de santé persistants de Bolsonaro en détention, sans modification de ses conditions.