Le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes a accordé une détention à domicile humanitaire au général Augusto Heleno lundi (22), après un rapport d'expertise confirmant les diagnostics d'Alzheimer et de démence vasculaire. La décision prend en compte l'état de santé critique du militaire et l'absence de risque de fuite. Heleno, condamné à 21 ans pour tentative de coup d'État, devra porter un bracelet électronique à la cheville et respecter des restrictions strictes.
Le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes a accordé une détention à domicile humanitaire au général à la retraite Augusto Heleno lundi (22 décembre 2025), condamné à 21 ans de prison pour son implication dans une tentative de coup d'État. La décision a été motivée par des rapports médicaux confirmant une démence mixte (Alzheimer et vasculaire), ainsi qu'une arthrose spinale avancée avec cyphoscoliose, des douleurs chroniques et un risque de chute. Moraes a souligné que la mesure est «raisonnable, adéquate et proportionnée», compte tenu de l'âge avancé d'Heleno et de l'absence de tout indicateur de risque de fuite, le général s'étant présenté volontairement à la Police fédérale le 25 novembre 2025 pour commencer à purger sa peine au Commandement militaire du Planalto.
«Le comportement du condamné Augusto Heleno Ribeiro Pereira, après sa condamnation par le STF, a été guidé par la coopération avec la justice, attestée par sa présentation spontanée à la Police fédérale», a écrit le juge dans sa décision.
Heleno, accusé d'avoir contribué à construire des récits contre les machines de vote électronique et d'avoir approuvé un espionnage illégal aux côtés de l'ancien directeur de l'Abin Alexandre Ramagem, a été condamné pour tentative de coup d'État, organisation criminelle armée, abolition de l'État de droit démocratique, dommages qualifiés à la propriété publique et dégradation de patrimoine classé. La défense du militaire a présenté un historique psychiatrique remontant à 2018, avec des défaillances de mémoire progressives à partir de 2023, menant au diagnostic définitif en janvier 2025. Le Parquet général de la République (PGR) a soutenu l'octroi en novembre.
Sous les nouvelles conditions, Heleno portera un bracelet électronique à la cheville, remettra son passeport et sera interdit de recevoir des visites sauf de ses avocats et d'une équipe médicale autorisée, ainsi que toute communication par téléphone, portable ou réseaux sociaux. Les déplacements liés à la santé nécessiteront une autorisation préalable, sous peine de retour au régime fermé. La défense a salué la décision comme une reconnaissance des droits fondamentaux à la santé et à la dignité humaine, affirmant qu'Heleno respectera toutes les mesures avec sa famille.
La situation d'Heleno contraste avec celle de l'ancien président Jair Bolsonaro, qui attend également une décision de Moraes concernant une chirurgie intestinale.