Le Caquetá est devenu le centre des discussions environnementales internationales cette semaine en accueillant la 16e réunion annuelle du GCF Task Force. L'événement rassemble des représentants de gouvernements infranationaux de 11 pays pour discuter des stratégies de conservation, de la bioéconomie et de la protection des forêts tropicales, dans le sillage des engagements pris lors de la COP30.
Le gouverneur du Caquetá et président de l'Assemblée du GCF, Luis Francisco Ruíz Aguilar, a souligné lors de l'ouverture la nécessité de politiques climatiques adaptées à chaque région. « Lorsqu'il n'y a pas de coordination institutionnelle, nous sommes assurés de l'échec », a-t-il déclaré, ajoutant que les projets doivent répondre aux conditions locales.
La gouverneure du Tolima, Adriana Magali Matiz, a noté que les régions ont gagné en importance dans les discussions sur le climat. « Pendant des décennies, les grandes conversations sur le climat ont eu lieu loin des territoires », a-t-elle déclaré, tout en mettant en garde contre les risques liés à un éventuel phénomène El Niño.
D'autres dirigeants amazoniens du Putumayo et du Guainía ont mis l'accent sur le tourisme durable et la suppression des intermédiaires afin de renforcer les ressources. Le réseau GCF regroupe actuellement 45 gouvernements infranationaux et vise à consolider la coopération sur la réduction de la déforestation et le financement climatique.