La Cop30 s'ouvre à Belém avec le discours de Lula contre le négationnisme

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, Cop30, a débuté lundi (10) à Belém, Pará, avec le président Lula critiquant les guerres, le négationnisme climatique et les algorithmes dans son discours d'ouverture. L'événement se déroule au milieu de défis de coordination mondiale, avec les États-Unis absents sous l'influence de Donald Trump. Cependant, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, est présent pour atténuer l'impact.

La Cop30, accueillie à Belém pour la première fois dans une capitale amazonienne, marque un moment crucial dans la lutte contre le changement climatique. Le président Lula a positionné le Brésil comme leader dans l'adhésion aux preuves scientifiques, plaidant pour un agenda ambitieux sans reculs. Dans son discours, il a critiqué le négationnisme, les guerres et les algorithmes qui polarisent le débat environnemental, tout en appelant à une 'carte pour mettre fin au pétrole'.

Le changement climatique nécessite une coordination mondiale, mais les actions individuelles sont inefficaces sans adhésion collective, comme le souligne la chronique de Joel Pinheiro da Fonseca. L'objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C a déjà été dépassé, et les contributions déterminées au niveau national (NDC) sont volontaires, avec une faible adhésion en raison de l'absence de sanctions. L'influence de Donald Trump, qui nie le problème et le politise, exerce une pression sur les autres leaders, entraînant un changement de discours de figures comme Bill Gates et une faible présence d'entreprises internationales.

Les lecteurs de Folha ont exprimé leur scepticisme : l'un a déclaré que sans les États-Unis, les décisions de la Cop sont sans importance, tandis qu'un autre a critiqué les contradictions de Lula, comme l'exploration pétrolière dans la marge équatoriale de l'Amazonie et le choix de Belém, qui nécessite des hébergements en navires polluants. Malgré l'essor du nationalisme, qui entrave les investissements dans des bénéfices globaux diffus, Fonseca argue que la cause environnementale doit transcender les idéologies pour mobiliser tous les camps. La présence de Newsom aide, mais le succès dépend d'engagements durables et de l'engagement public.

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser