Le président Emmanuel Macron a annoncé la mort du caporal-chef Anicet Girardin, du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, des suites de blessures infligées par des combattants du Hezbollah lors d’une embuscade au sud-Liban le 18 avril. Âgé de 31 ans et père d’un enfant, ce maître-chien était engagé dans la Finul.
Le caporal-chef Anicet Girardin, 31 ans, originaire de Reims et père d’un enfant, a succombé mercredi matin 22 avril 2026 à ses blessures, après avoir été rapatrié la veille du Liban par avion médicalisé. Blessé grièvement lors d’une embuscade le 18 avril près de Deir-Kifa, il portait secours à l’adjudant Florian Montorio, tué sur le coup par des tirs du Hezbollah, alors que leur patrouille de la Finul ouvrait un itinéraire piégé à Ghanduriyah.
«Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures», a déclaré Emmanuel Macron sur X. La Nation rendra hommage demain à l’adjudant Montorio et salue «avec émotion la mémoire du caporal-chef Anicet Girardin et son sacrifice», a ajouté le président, rendant hommage à l’engagement des armées françaises au sein de la Finul.
Maître-chien depuis près de dix ans, Anicet Girardin s’était engagé en 2016 et avait participé à des opérations au Mali, à la Coupe du monde de rugby 2023 et aux Jeux olympiques 2024. Déployé au Liban depuis le 23 janvier, il formait un binôme performant avec son chien. C’est le troisième militaire français tué dans le conflit au Moyen-Orient, après Arnaud Frion en Irak, avec sept blessés au total.